L’échéance approche et Raphaël Glucksmann, eurodéputé, a fixé un délai de trois mois pour décider de sa candidature à la présidentielle de 2027. Au programme : un tour de France pour rassembler les forces autour d'une unique candidature de la gauche non mélenchoniste. Lors d'une interview sur TF1, il a déclaré : « Je me donne trois mois pour proposer un nouveau contrat patriotique et réunir ma famille politique ». Glucksmann se veut clair : il ne sera pas un simple candidat de plus sur la scène politique française.
Son ambition est soutenue par des sondages indiquant qu'il est parmi les favoris du mouvement social-démocrate, avec environ 11 % des intentions de vote. Pour lui, il est crucial de rassembler tous les acteurs de la gauche : « Une seule candidature est nécessaire pour contrer l'extrême droite », a-t-il affirmé, soulignant l'importance de l'opposition lors des prochaines élections. Ses propos ont été pris en compte par des experts, tel que le politologue Nicolas Cussac, qui précise que « sans unité, la gauche risque encore de se diviser face aux défis qui l'attendent ».
Vers une candidature unifiée
Glucksmann espère mettre de côté l'idée de primaires, défendue par certains leaders sociaux-démocrates, et unir les forces tout en ayant conscience de la concurrence qu'il doit affronter. Avec Jean-Luc Mélenchon crédité de 16 % des intentions de vote, sa tâche ne sera pas facile. « Mélenchon est un agent électoral de l'extrême droite », a-t-il déclaré, précisant qu’il perdrait en seconde ronde face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella.
Le député organise son premier grand meeting le **13 juin** à Aubervilliers pour vivre un moment fort de convivialité et d'échange. À cette occasion, il présentera son nouveau livre *Nous avons encore envie*, attendu pour jeudi.
Un nouveau contrat patriotique
Glucksmann propose plusieurs axes de campagne, dont l'instauration d'un service civique obligatoire de dix mois et une convention citoyenne sur l’immigration. « Il est important de redonner aux Français la maîtrise de leur destin », a-t-il insisté. Il ambitionne également de faire de la sécurité un axe central de son programme, cherchant à pragmatiser le débat. Cela dit, son approche n'est pas sans controverse, notamment à cause de ses propositions jugées imprécises par ses rivaux.
« Je ne parle pas ici de la gauche à la gauche, mais de la France aux Français », a-t-il déclaré lors de son intervention, provoquant des réactions partagées au sein de son propre camp.
Évoqué comme un futur candidat sérieux, Glucksmann fait face aux critiques, souvent jugé trop déconnecté des préoccupations des Français. En réponse à des accusations de parisianisme, il a affirmé vouloir tendre la main à « la France des pavillons » et s’engage à défendre l’éducation publique en augmentant le salaire des enseignants.
En conclusion, alors que le paysage politique évolue rapidement et que la gauche cherche sa voie, Raphaël Glucksmann entre dans une phase cruciale de réflexion et de mobilisation. Ses ambitions pour 2027 pourraient redéfinir l'orientation future de la gauche française.







