Des rumeurs sur l'implication des Émirats arabes unis (EAU) dans le conflit avec l'Iran ont circulé pendant plusieurs semaines. Celles-ci sont désormais corroborées par le The Wall Street Journal, qui met en lumière l'importance stratégique de ce soutien arabe à l'axe israélo-américain.

Selon des sources souvent citées par le journal, Abou Dhabi aurait effectué des frappes aériennes ciblées, notamment sur une raffinerie située sur l'île iranienne de Lavant, au début d'avril. Cela intervient juste avant l’annonce du cessez-le-feu par le président américain, Donald Trump.

Bien qu'Abou Dhabi n'ait jamais reconnu officiellement son intervention, des spéculations sur son rôle actif ont émergé dès la mi-mars, lorsqu'un avion de chasse, qui ne semblait appartenir ni à Israël ni aux États-Unis, a été repéré au-dessus de l’Iran. Le Wall Street Journal souligne également que des images montrant des avions de chasse Mirage français et des drones chinois dans le ciel iranien appuient l'hypothèse d'une participation active des Émirats aux opérations militaires, car ces équipements ne sont pas utilisés par l'armée israélienne ou les forces américaines.

Les Émirats arabes unis possèdent une armée de l'air jugée "hautement entraînée et très capable". L'utilisation de Mirage, en plus des F-16 américains, leur confère une capacité aérienne "exceptionnellement sophistiquée" pour un pays de leur taille.

Le pays du Golfe le plus enclin à l'affrontement

Initialement réticents à s'engager dans ce conflit, les Émirats ont évolué pour devenir "le pays du Golfe le plus enclin à l'affrontement" avec l'Iran. Leur alignement avec les États-Unis et Israël est de plus en plus manifeste, contrastant avec la majorité des autres monarchies pétrolières de la région.

Cette proximité avec l'axe américano-israélien explique en partie pourquoi les Émirats ont été particulièrement ciblés par des représailles iraniennes. Le Wall Street Journal met en lumière que le pays a été visé par plus de 2 800 missiles et drones, un chiffre bien supérieur à celui des autres nations, y compris Israël.

Les autorités émiraties n'ont pas confirmé leur participation à des opérations agressives contre l'Iran, tandis que Washington s'est abstenu de commenter, tout en se félicitant de l'engagement manifeste d'un de ses alliés arabes.