Les 22 individus en France qui ont été identifiés comme contacts d'une néerlandaise décédée du hantavirus sont maintenant tous hospitalisés, cependant, aucun d'eux ne manifeste de symptômes. Parmi eux, quatre enfants scolarisés ont passé des tests et se sont révélés négatifs.
Les résultats des tests étaient attendus mercredi, et le gouvernement a confirmé que « aucun ne présente de symptôme ». Les enfants testés négatifs ont soulagé les autorités, qui cherchent à éviter toute propagation.
Ces 22 cas, dont huit avaient pris l'avion avec la passagère malade le 25 avril, sont hospitalisés dans des établissements parisiens et dans d'autres villes, dans des conditions permettant d'atténuer les risques d'infection. Ils sont placés dans des chambres à pression négative, comme l'a précisé le ministère de la Santé.
« Ce que les experts affirment, c'est que ceux qui ont reçu un test négatif ne sont pas contagieux », a déclaré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Ainsi, les personnes en contact avec ces 22 individus pourraient ne pas nécessiter d'isolement supplémentaire.
Ces patients resteront sous observation pendant une durée d'au moins 14 jours, qui correspond à la période d'incubation moyenne du virus, pouvant aller jusqu'à 42 jours, selon les experts. La situation demeure inquiétante, surtout avec la Française contaminée, rapatriée la semaine dernière, qui est actuellement en état critique à l'hôpital Bichat à Paris.
Le gouvernement rassure que les tests des quatre Français revenus avec la passagère malade montrent également des résultats négatifs. D'après le maire de Marray (Indre-et-Loire), un couple de journalistes parmi eux se porte bien, solidifiant l'espoir d'une gestion réussie de cette situation.
La ministre Rist a également souligné qu'il n'y a aucune circulation du virus dans la population générale et a écarté la nécessité de mesures de protection massives. « Nous n’avons pas besoin de mesures généralisées », a-t-elle indiqué lors d'une séance au Sénat.
Elle a promis d'assurer une totale transparence face aux élus et à la population, notamment pour contrer les fausses informations qui circulent. En cas d'épidémie, la France pourra compter sur un stock de masques prévu pour une durée de trois mois.
Récemment, l'Agence sanitaire de l'Union européenne (ECDC) a confirmé que la souche Andes du hantavirus ne montre aucun signe de mutation, offrant ainsi une perspective rassurante. En France, un protocole inspiré de celui de la méningite a été adopté pour gérer les cas contacts au hantavirus.
En conclusion, face à la situation, les autorités sanitaires françaises collaborent avec leurs homologues européens pour harmoniser les protocoles de sécurité sanitaire, en préconisant une approche coordonnée face à ce potentiel risque épidémique.







