Le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), a récemment validé l'appel de la section locale du Parti communiste français (PCF) visant à ériger une statue en honneur de Max Barel, un résistant communiste emblématique. Cette sculpture sera installée sur la place qui porte déjà son nom, près du port de la ville.
Cette initiative s'inscrit dans un mouvement de réévaluation des figures historiques, notamment avec la décision de Ciotti de renoncer au projet d'un parvis Nicolas Sarkozy, initialement envisagé par son prédécesseur Christian Estrosi. À la place, l’espace devant le nouveau pôle de sécurité, devant ouvrir en octobre, portera dorénavant le nom des 86 victimes de l'attentat tragique du 14 juillet 2016.
Le maire a fait savoir via un communiqué qu'il appuie pleinement la proposition formulée le 8 mai par le PCF, promettant qu'une délibération sera présentée prochainement au conseil municipal. Max Barel, né en 1913 à Menton et fondateur d'une cellule communiste à l'école Polytechnique, a été décoré de la croix de guerre en 1940. Son engagement dans la résistance a conduit à sa capture et à sa mort sous la torture à Lyon en 1944.
Originaire d'une famille influente, son père, Virgile Barel, a été député à plusieurs reprises entre 1936 et 1978. Bien que les opinions politiques de Max Barel ne soient pas évoquées dans le communiqué de Ciotti, ce dernier souligne que « son courage, son sens du devoir et son sacrifice pour la liberté font de lui une figure majeure de l'histoire niçoise et des valeurs républicaines ».
Le PCF des Alpes-Maritimes a salué cette initiative, déclarant : « À travers cet hommage, c'est toute une mémoire longtemps invisibilisée qui retrouve sa place dans l'espace public : celle des militants communistes, des ouvriers, des syndicalistes et des résistants qui furent en première ligne dans la lutte contre le nazisme et pour la libération du pays. » Notons qu'un tel hommage est rare sur la Côte d'Azur, où la dernière polémique a été provoquée par l'inauguration d'une stèle aux victimes du « totalitarisme communiste » par le maire de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, l'été dernier.







