Pendant plus d'une heure, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, a dialogué avec les représentants des secteurs économiques de la capitale. Cette rencontre, qui a eu lieu mardi, a permis d'aborder une variété de sujets critiques pour le commerce parisien. Les acteurs du secteur, précédemment critiques envers l'ancienne administration, ont choisi de "laisser une chance au produit" en ce début de mandat.
Malgré un passé récent marqué par des critiques acerbes sur le bilan de la majorité sortante, les participants ont quitté la réunion avec un sentiment positif. Des termes comme "relégation du commerce" et "déclassement économique" avaient été fréquemment utilisés lors des discussions précédentes. Toutefois, cette nouvelle collaboration suscite l'espoir. Des organisations comme le Medef, l'Umih (restauration et hôtellerie), ainsi que d'autres fédérations, ont représenté les intérêts économiquement cruciaux de Paris, comme l’a souligné un rapport de l’Institut du Monde Économique (IME) qui estime qu'il représente 70 % des salariés parisiens.
Les entreprises étaient les grandes oubliées
Les représentants ont apporté des propositions concrètes telles que l'encadrement des loyers commerciaux, un plan de circulation, et des études d'impact. Comme l’a remarqué Charles Znaty, président du Medef Paris, "nos adhérents avaient le sentiment d’être invisibilisés jusqu’ici dans les actions de la mairie". Emmanuel Grégoire a semblé réceptif et compétent, ce qui marque un début prometteur d’une nouvelle dynamique entre l'Hôtel de Ville et le monde économique.
Grégoire, accompagné de ses adjoints, a annoncé son intention d’établir des rencontres trimestrielles avec les professionnels du secteur, complétées par la création de comités sectoriels. Ce type de suivi, selon Franck Delvau, président de l’Umih, permettra une meilleure communication : "On aura un membre du cabinet qu’on peut appeler. Promesse tenue".
Le soutien aux commerces sera un des premiers sujets abordés lors de ces rencontres. Les participants ont exprimé une "inquiétude partagée" avec le maire face aux changements rapides du secteur, tels que le développement de la street food et l’essor des livraisons.
Terrasses, stationnement, PSG…
La nouvelle administration a également l'intention de renforcer la lutte contre la location saisonnière des meublés touristiques, et de développer un "logement intermédiaire" pour rendre le marché plus accessible aux salariés du secteur. Ce dernier point a été perçu comme "intéressant" par les acteurs présents.
D'autres sujets tels que la propreté des espaces publics, la gestion des places de livraison, le stationnement des deux-roues, et l’avenir du PSG au Parc des Princes ont été discutés. Franck Delvau a même plaisanté : "Laissons sa chance au produit, comme en affaires". Les acteurs économiques semblent convaincus par cette nouvelle approche collaborative de la mairie.
Les fédérations s'entendent sur l'importance de maintenir une veille attentive et d'obtenir des résultats. À la sortie de cette rencontre, plusieurs participants ont noté que "les adjoints du maire prenaient des notes", ce qui est un bon signe pour l'avenir.







