Le parquet de Paris a décidé de renvoyer François Asselineau devant le tribunal correctionnel, en raison d'accusations de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles sur deux de ses collaborateurs. Cette décision a été confirmée le 13 mai, marquant un tournant après un non-lieu prononcé en décembre 2024 par le juge d'instruction, appel qui a ensuite été interjeté par le parquet.
Deux plaintes de collaborateurs
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a, le 7 avril, annulé la décision précédente et a ordonné le renvoi de l'ex-candidat à la présidentielle de 2022, accusé d'avoir abusé de son autorité. Les plaignants détaillent dans leurs témoignages des faits graves, incluant des comportements inappropriés et des approches non consensuelles.
La première plainte avait été déposée en mai 2020. Un informateur a révélé que cela concernait des baisers forcés et des propos déplacés. Une seconde plainte, ajoutant d'autres accusations similaires, a vu le jour un mois plus tard. Ces incidents ont conduit à l'ouverture d'une enquête judiciaire, entraînant l'audition d’Asselineau en février 2021.
Le non-lieu de décembre 2024 et les démarches judiciaires
Malgré le non-lieu de 2024, le parquet a exigé un procès. Dans son réquisitoire, il a mis en lumière des infractions telles que les tentatives d'agression sexuelle aggravée et des actes d'intimidation envers l'une des victimes pour l'empêcher de témoigner. Une source de la justice a déclaré à Le Figaro que "les accusations méritent un examen rigoureux en cour".
Les enjeux judiciaires sont élevés, d'autant plus que plusieurs personnalités politiques ont exprimé leurs préoccupations face à ce cas, soulignant l'importance d’éclaircir de telles allégations. Le procès à venir pourrait avoir des répercussions significatives sur la carrière future d'Asselineau, actuellement candidat pour l'élection présidentielle de 2027.







