Chaque semaine, un éclairage sur des personnalités marquantes. Dans son dernier ouvrage 2027, la Liberté ou la Mort, Nicolas Dupont-Aignan dresse le portrait de sa lutte inflexible contre l'union européenne.
Il est indéniable que cet homme fait preuve d'une constance remarquable, parfois frôlant l'entêtement. Depuis trois décennies, Dupont-Aignan se bat pour sortir la France de ce qu'il appelle la "prison européiste", condition sine qua non à son avis, pour restaurer la souveraineté nationale.
Il s'insurge sans relâche contre ce qu'il considère comme les trahisons de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et d'autres responsables qui ont contourné le référendum de 2005. Son combat s'est intensifié face aux dérives qu'il voit dans les institutions européennes, avec Ursula von der Leyen, devenant pour lui la figure emblématique de cette intransigeance.
« Le coup d’État fédéral se joue dans les cinq prochaines années »
Malgré le caricaturage dont les “frexiteurs” sont souvent victimes, la droite nationale en Europe, qu'elle soit italienne ou hongroise, commence à composer avec les règles bruxelloises, choisissant une révolution de l'intérieur plutôt qu'une rupture brutale. En effet, Dupont-Aignan semble se retrouver isolé dans son combat, une position qui ne lui déplaît pas, adoptant le rôle du dernier résistant.
“Le coup d’État fédéral se joue dans les cinq prochaines années. Il est de mon devoir d’alerter”, confie-t-il. Ses anciens collaborateurs chez Debout la France le décrivent comme un leader complexe : "capricieux, parfois colérique, mais surtout attachant". Ce tempérament a souvent fait de lui une personnalité intrigante, capable de colères intempestives pour des broutilles, tout en restant en contact avec ceux qu’il critique.
Ayant longtemps battu en brèche les mesures de restriction de liberté durant la crise du Covid, son opposition à la vaccination obligatoire a été un réflexe de son engagement contre la conformisation.
Des ambitions fleuries pour 2027
Cet irréductible, loin d'être un homme des conventions, envisage déjà une quatrième candidature présidentielle. Conscient que ses chances de gagner sont aussi minces que celles d'un plébiscite en faveur du Frexit, cela ne le freine en rien. Il rêve d'un rassemblement des souverainistes où des figures comme Philippe de Villiers à la Justice ou Didier Raoult à la Santé pourraient cohabiter dans le gouvernement qu'il espère diriger.
Convaincu que son travail acharné aboutira un jour, il souhaite qu’on se souvienne de lui comme d'un visionnaire, celui qui a eu raison trop tôt. Un portrait qui résonne comme une promesse pour l'avenir de ses idées.
2027, la Liberté ou la Mort, de Nicolas Dupont-Aignan, Fayard, 320 pages, 21,90 €.







