Antoine Vermorel-Marques, député de la Loire et membre du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, a récemment déposé une proposition visant à établir une commission d'enquête sur la hausse préoccupante des prix des carburants. Ce dernier déplore un "effet spéculatif" apparu depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, selon Le Parisien.
Depuis le 28 février, date de l'éclatement de la guerre, la question de l'augmentation du prix des carburants préoccupe de nombreux Français. Antoine Vermorel-Marques souhaite donc que le Parlement investigue les raisons derrière l'envolée des coûts de l'essence et du gazole, précisant que près de la moitié de ses collègues ont déjà signé la proposition.
Le 6 mai dernier, le député a accentué son plaidoyer en mentionnant la forte spéculation qui a suivi les frappes israélo-américaines en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, phénomène qui a fait grimper les prix du pétrole. Le conflit au Moyen-Orient a eu un impact direct sur les tarifs à la pompe, avec un litre de gazole atteignant plus de 2,20 euros en avril, et l'essence dépassant les 2,10 euros.
L'élu critique les aides mises en place par le gouvernement
Antoine Vermorel-Marques pointe également du doigt la lenteur de la baisse des tarifs en comparaison à leur augmentation. "Plusieurs signaux indiquent que la baisse des prix ne se transmet pas de manière équitable", indique-t-il. Cela soulève des questions sur les marges bénéficiaires des distributeurs, qui auraient augmenté sans qu'une surveillance rigoureuse permet de comprendre ou d'atténuer ce phénomène, rapporte Le Monde.
De plus, il critique les aides gouvernementales, comme l'indemnité de 50 euros destinée aux "travailleurs modestes", arguant qu'elles manquent d'évaluation parlementaire adéquate pour apprécier leur impact sur les ménages face à la crise. En réponse, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a promis sur BFMTV des nouvelles mesures d'assistance "dans les semaines à venir".







