Edouard Philippe lance-t-il enfin sa campagne pour la présidentielle de 2027 ? Ce dimanche, il convie ses troupes de son parti Horizons à un conseil national à Reims, un événement qui pourrait marquer le début de ses véritables ambitions.
Depuis sa réélection en mars 2026 en tant que maire du Havre, Philippe a cultivé un certain mystère. Déjà candidat déclaré, il avance avec prudence, comme l’affirme un de ses proches : "Pas de paillettes, mais Édouard passe la seconde !" L'impatience monte autour de lui, alors qu'il s'apprête à quitter temporairement l'ombre pour faire entendre sa voix dans le débat présidentiel.
Plutôt que d'organiser un meeting flamboyant, il choisira un discours qui dévoilera son équipe, comprenant des figures telles que l'ancien ministre Christophe Béchu et d'autres proches. Même s'il mise sur la sobriété, n'oublions pas qu'il n'est pas le seul à vouloir se faire entendre. D'autres candidats, comme Bruno Retailleau et Gabriel Attal, sont en campagne active, ce dernier se concentre sur des événements médiatiques.
Ne pas être oublié
En dépit de sa discrétion, Philippe reste actif. Récemment à Toulouse, il a évité les caméras, préférant travailler en coulisses. Dans les sondages, il demeure le dirigeant le plus populaire à droite et au centre, même si Attal, avec des déplacements fréquents et un livre à promouvoir, tend à le devancer dans l'opinion publique.
Philippe travaille sur des propositions concrètes, telles qu'un état d'urgence face au narcotrafic ou une baisse significative de l'impôt sur la production de 50 milliards d'euros. Cependant, son programme, attendu avec impatience, reste pour l’instant très flou. Un de ses soutiens a résumé la situation : "Jusqu'à la présidentielle, le chemin est encore très long."
Par ailleurs, Gabriel Attal a récemment évoqué sur Franceinfo un potentiel accord entre lui et Philippe, précisant que le moins bien placé pourrait se retirer de la course en cas de risque de second tour entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national. Un lieutenant d’Édouard Philippe a même réagi : "Les matchs vont se plier d'eux-mêmes, mais nous, on n'est pas des planqués !" Ainsi, la tension monte à l'approche des élections, et Philippe semble déterminé à ne pas se laisser oublier.







