L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a déclaré qu'il ne quitterait pas la France pour s'installer en Belgique, qualifiant ce changement de "coup de colère" dans un entretien avec Ouest-France, durant le Salon du livre de Montaigu. "Je suis Français de nationalité, et les marques de sympathie que je reçois des Français me touchent énormément. Mon incarcération a suscité un élan de solidarité qui me donne du courage," a-t-il ajouté, soulignant l'impact émotionnel de son vécu.
Dans son prochain livre, Légendes, prévu pour le 2 juin, l'écrivain évoquera ses moments difficiles passés en prison en Algérie. "J'ai vécu des situations qui auraient pu me coûter la vie," note-t-il, insistant sur les souffrances physiques et psychologiques liées à son incarcération.
Il ne cache pas son mécontentement envers la diplomatie française, qu'il qualifie de bien trop conciliante envers le régime algérien. "Gérer cette réalité incompréhensible pour un écrivain n’est pas simple," explique-t-il. Il fait également état des tensions entre les différents courants de soutien qui ont émergé autour de lui durant son incarcération.
La rupture avec Gallimard
Son livre, qui sera publié chez Grasset, marque également une rupture avec son éditeur historique, Gallimard. "Ce choix n’est pas lié à ma libération, mais à des raisons personnelles," précise-t-il. Sansal évoque une cabale médiatique contre lui, où il se sent attaqué violemment, même par ceux qui étaient autrefois ses allies.
"À partir de février, j'étais perçu comme un héros, et maintenant, certains veulent me faire passer pour un ingrat," déplore-t-il. De plus, ses relations se détériorent, notamment avec Éric Fottorino, qu'il accuse de l'avoir trahi publiquement sur son amitié avec des personnalités d'extrême droite. "Moi, je n'ai jamais été sectaire," insiste-t-il, avant de mentionner une amitié sincère avec des figures politiques variées.
En somme, Boualem Sansal reste un auteur engagé, prêt à écrire et à confronter les réalités politiques de son pays d'origine tout en affirmant son amour pour la France.







