Lors de son allocution pour le 81e anniversaire de la victoire contre l'Allemagne nazie en 1945, Vladimir Poutine a souligné les tensions croissantes entre la Russie et l'Occident, accusant ces derniers de soutenir Kiev dans un conflit qu'il estime bientôt résolu. Les accusations fusent des deux belligérants sur des violations de la trêve.
Dans son allocution du 9 mai, le président russe a affirmé que le « grand exploit de la génération victorieuse contre Adolf Hitler » sert aujourd'hui d'inspiration pour les soldats engagés en Ukraine. Il a dénoncé l'UE et l'Otan pour avoir « intensifié la confrontation avec la Russie », une situation qu'il juge grave, bien que croyant « que cela touche à sa fin ».
Poutine a renoué avec des critiques sur l'élargissement de l'OTAN vers l'est et a évoqué des propos d'Emmanuel Macron sur les négociations de paix. Selon lui, l'Europe « joue la surenchère », précisant que ce « jeu peut coûter cher ».
L’issue de la guerre est proche, selon Poutine
Avec l'approbation d'un prêt de 90 milliards d'euros par l'UE pour soutenir l'Ukraine et des sanctions renforcées contre la Russie, la dynamique du conflit semble se dégrader. Sur le terrain, les pertes russes sont estimées à environ 1 000 soldats par jour, augmentant la pression sur le Kremlin, qui cherche à recruter massivement.
Poutine a assuré que ses troupes, bien que confrontées à des forces de l’OTAN, avancent dans leur mission. « Je crois fermement que notre cause est juste », a-t-il déclaré, soulignant l'unité nationale des Russes.
Les récentes discussions entre les États-Unis et la Russie, qui se sont tenues en Floride, ont vu Donald Trump affirmer que « l’issue de la guerre est de plus en plus proche », proposant un cessez-le-feu, ce qui a été rappliqué par Kiev.
Par ailleurs, Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, a indiqué qu'aucun accord n'avait été atteint lors des négociations récentes, annonçant une « pause » dans les relations avec Kiev et les États-Unis. Poutine a rappelé que l'objectif principal de la Russie est de créer une « zone de sécurité » pour prévenir toute menace potentielle, s'inscrivant dans la continuité de la doctrine de défense soviétique.







