Dominique de Villepin, qui envisage une candidature à la présidentielle de 2027, fait face à des révélations troublantes. Selon l’émission « Complément d’enquête », il aurait reçu, par l’intermédiaire de Robert Bourgi, deux statuettes de Napoléon d'une valeur totale de 125 000 euros. L'une de ces œuvres aurait été offerte en 2002 par Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso, tandis que l'autre proviendrait de l'homme d'affaires italien Gian Angelo Perrucci.
Les factures, révélées dans cette émission de France 2 diffusée ce jeudi, indiquent que les statuettes ont coûté respectivement 75 000 euros et 50 000 euros. Dominique de Villepin a affirmé que ces cadeaux auraient été réglés par Bourgi, mais il a clairement affirmé qu'il n'aurait jamais accepté ces objets s'il avait connu leur provenance. Il a même exprimé sa volonté de les restituer.
Son entourage, en revanche, a dénoncé une manœuvre orchestrée par des proches de Nicolas Sarkozy, autrefois son rival acharné. Selon une source proche, cette attaque semble être une tentative désespérée d'un clan aux prises avec des problèmes judiciaires.
Robert Bourgi, personnage clé de la Françafrique, a également affirmé que cette situation découlait de ses ressentiments personnels vis-à-vis de Villepin, en raison de commentaires passés au sujet de l’ancien président Sarkozy. Il aurait même un agenda visant à nuire à la carrière politique de l’ancien Premier ministre.
Pour contextualiser, Bourgi est également connu pour son implication dans des affaires de financement politique controversées, notamment celle des costumes de luxe de François Fillon, qui avaient conduit à des suspicions de trafic d'influence. Ces accusations étaient déjà sensibles et avaient marqué le paysage politique français il y a quelques années.
Dominique de Villepin, quant à lui, a catégoriquement nié toutes implications frauduleuses, qualifiant les rumeurs de « farfelues » et soulignant que les accusations de Bourgi témoignent d'une tentative de manipulation.







