Dans un récent classement des systèmes de retraite établi par le cabinet Mercer, la France a gagné des places pour se hisser à la 19e position sur 48 pays analysés. En 2023, elle se classait 25e, marquant une nette amélioration.
Ce rapport, relayé par Capital le 15 octobre, s'appuie sur 50 indicateurs regroupés sous trois critères majeurs : la qualité de vie des retraités (appelée « performance »), la viabilité financière du système, et l'intégrité, qui englobe la transparence et la qualité de l'information pour les assurés.
Les Pays-Bas, champions incontestés
Les Pays-Bas s'imposent comme le leader du classement, décrochant la note A et un indice global de 85 en 2024. Ils se distinguent par un exceptionnel niveau de vie pour leurs retraités, se classant juste derrière le Portugal. Le pays bénéficie d'une réglementation rigoureuse et d'un accompagnement efficace pour une transition réussie à la retraite.
Complétant le podium, l'Islande et le Danemark obtiennent également un A, suivis de près par Israël. L'Islande excelle dans la viabilité du système, devant Israël et le Danemark. Singapour, l'Australie, la Finlande, la Norvège, le Chili et la Suède figurent dans le top 10 avec des notes entre B et B+, leurs indices allant de 74 à 79.
Les défis persistants du système français
La France, avec une note de B et un indice de 68, a vu son score renforcé grâce à des améliorations sur le plan de la performance (85). Néanmoins, les réformes récentes, destinées à équilibrer le système en reculant l'âge de départ à 64 ans, n'ont pas suffi à résoudre les fragilités existantes.
« Bien qu'une amélioration ait été constatée concernant la viabilité du système par répartition, deux enjeux majeurs demeurent : l'évolution démographique, avec une augmentation des retraités par rapport aux actifs, et le faible taux d'emploi des seniors », explique Manon Carlési, co-responsable de l'offre transition emploi retraite chez Mercer.







