Ce mercredi, lors d'un Conseil des ministres, Emmanuel Macron a engagé le gouvernement à travailler sur de "nouvelles réponses" concernant l'augmentation des prix de l'énergie, dans un contexte géopolitique particulièrement instable, déclare Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
"Il a demandé aux ministres de dialoguer avec les professions touchées par la montée des prix, notamment ceux confrontés à la hausse des prix des carburants, ministère par ministère. L'objectif est d'apporter des réponses pour soutenir la trésorerie et anticiper les semaines à venir", a-t-elle précisé.
Concernant l'éventualité d'une taxation sur les superprofits des compagnies pétrolières, elle a indiqué que le gouvernement "ne se ferme à aucune option". TotalEnergies, par exemple, a récemment annoncé une augmentation de 51 % de son bénéfice pour atteindre 5,8 milliards de dollars, tirée par la hausse des prix du pétrole, un point qui soulève des questions sur l'équité économique.
Actuellement, le prix de l'essence SP95-E10 a atteint en moyenne 2 euros le litre en France, après avoir été sous cette barre pendant deux semaines. Le gazole, carburant le plus utilisé, est à 2,2 euros le litre. La situation demeure complexe, avec le trafic maritime encore très sévèrement perturbé dans le détroit d'Ormuz.
Un coût estimé à 150 millions d'euros en avril
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment annoncé de nouvelles aides pour trois millions de "travailleurs modestes grands rouleurs" et un soutien supplémentaire pour les pêcheurs et agriculteurs face aux prix élevés de l'énergie, exacerbés par le conflit au Moyen-Orient. Cette aide pourrait représenter une réduction de 20 centimes par litre pour ces travailleurs.
Pour le mois d'avril, les mesures d'aides ont coûté environ 150 millions d'euros, et ce montant devrait atteindre 180 millions d'euros en mai, a déclaré David Amiel, ministre des Comptes publics. En outre, la guerre en cours a déjà engendré un coût de 6 milliards d'euros pour l'économie française en augmentant considérablement la charge de la dette.







