Mercredi, la haute-commissaire à l'Enfance, Sarah El Haïry, a annoncé avoir saisi la justice concernant les plateformes Chaat.fr et legarçon.net. Selon ses déclarations, ces sites présentent un risque majeur en permettant le contact direct entre pédocriminels. Lors d'une interview sur RMC, elle a affirmé : « Ces sites n'effectuent aucune vérification d'âge et exposent ainsi les enfants et les jeunes à des prédateurs. Nous devons mettre un terme à ces zones grises ».
Cette déclaration survient alors que le parquet de Paris a confirmé avoir reçu un signalement concernant legarçon.net et a prévu d'effectuer une première analyse de la situation. Plus tôt, une enquête avait déjà été ouverte sur Cocoland, un autre site critiqué pour avoir facilité des agressions sexuelles. Immatriculé à l'étranger, Cocoland avait suscité l'indignation d'organisations de protection de l'enfance et a été fermé par la justice en juin 2024, suite à des accusations graves, y compris des actes de viol.
Les dangers posés par ces plateformes ont été corroborés par des experts en sécurité numérique. Selon Marc Dupuis, spécialiste en cyber-sécurité, « la sous-estimation de ces espaces en ligne est alarmante. Des mécanismes de contrôle plus stricts doivent être instaurés pour protéger les plus vulnérables ».
La haute-commissaire a également mentionné un troisième site, Chatiw, qu'elle considère également comme problématique. Elle a insisté sur la nécessité d’engager des actions contre les responsables : « Il est essentiel de traduire en justice ceux qui hébergent ces contenus et d'imposer une responsabilité à ceux qui laissent ces sites opérer sans contrôle ».
En parallèle, l'affaire de l'Italien Isaac Steidl, fondateur de Cocoland, continue d'évoluer. Celui-ci a été mis en examen pour plusieurs crimes dont la diffusion d'images pédopornographiques, tout en contestant les accusations. Sarah El Haïry demande un engagement collectif fort pour contrer ces menaces : « Chaque acteur de l’industrie numérique doit prendre ses responsabilités ».







