Haïti, blessé depuis de nombreuses années par l'emprise des gangs criminels, déplore un nouveau drame. Au cours du week-end, au moins 70 personnes ont perdu la vie lors d'attaques « coordonnées » dans la localité de Petite-Rivière-de-l’Artibonite. C'est ce qu'a déclaré Carlos Gabriel Ruiz Massieu, représentant de l'ONU dans le pays, le 31 mars, tandis que la police avait évoqué lundi un bilan artisanal de 16 victimes.
La note amère de cet épisode tragique souligne l'urgence d'un soutien international accru face au fléau des gangs. Carlos Gabriel Ruiz Massieu a déclaré : « Au moins 70 morts dans des attaques brutales et coordonnées contre plusieurs localités : cette violence aveugle est un nouveau rappel de l’urgence d’un soutien renforcé à Haïti. »
La tragédie s'est accélérée avec une autre attaque survenue dans la matinée de lundi. La société civile, à travers Bertide Horace, porte-parole de la Commission de dialogue, relaie les inquiétudes sur le rôle proéminent du gang Gran Grif dans ces violences, aggravant une situation déjà critique.
Un rapport alarmant du Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’ONU a récemment révélé que les violences criminelles en Haïti ont causé plus de 5 500 décès entre mars 2025 et janvier 2026. Cela fait de ces conflits urbains une réalité inquiétante et tragique pour les habitants du pays, pris en étau entre les violences, mais aussi les défis socio-économiques. Dans un contexte déjà difficile, les Haïtiens subissent les conséquences d'une insécurité perméable et persistante.
Alors que le gouvernement cherche des moyens d'éradiquer la menace, la colère des citoyens grandit quant à la lenteur des réponses et la nécessité d'une aide internationale pour renverser cette spirale de violence.







