Le ministre de la Sécurité nationale d'extrême droite, Itamar Ben Gvir, avec le soutien du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, a fait adopter une loi immense en débats, élargissant les conditions d'application de la peine de mort en Israël, notamment contre des Palestiniens jugés coupables de terrorisme. Cette décision a provoqué la condamnation unanime de la communauté internationale et fait l'objet d'un recours devant la Cour suprême israélienne.
Détails sur la loi
Le texte législatif stipule que toute personne causant intentionnellement la mort d'un citoyen ou résident israélien, dans le cadre d'opérations jugées terroristes, risque la peine de mort. Ce verdict doit être exécuté dans un délai de trois mois, pouvant être prolongé à six, sous l'égide du Premier ministre. Cette loi ne prend pas en compte les colons israéliens qui pourraient être condamnés pour des actes similaires perpétrés contre des Palestiniens.
Le New York Times indique que cette législation, qui fait de la peine de mort par pendaison la sanction par défaut pour les actes terroristes palestiniens, marque une nouvelle escalade dans les politiques sécuritaires israéliennes.
Promue par l'extrême droite
Itamar Ben Gvir a défendu cette nouvelle législation en la qualifiant de nécessité impérative pour faire face à la violence palestinienne. Il a déclaré : "L'heure du jugement est arrivée pour tout le sang de nos frères et sœurs. Aujourd'hui, nous rendons justice à l'histoire." La loi a été soutenue par 62 voix contre 48 au Parlement, incluant le vote de Nétanyahou, ce qui témoigne d'un soutien politique significatif au sein de la coalition gouvernementale.
Cependant, des voix critiques, comme celle de Ram Ben Barak, ancien directeur adjoint du Mossad, s'inquiètent des implications de cette loi pour les valeurs démocratiques d'Israël, son rapport à la justice et sa gestion de l'occupation.
Réactions et contestations
En réaction à l'adoption de cette loi, l’Association pour les droits civils en Israël (Acri) a déposé un recours auprès de la Cour suprême, la qualifiant d'inconstitutionnelle et discriminatoire. Sa coordinatrice, Miriam Azem, a souligné que cette loi s'inscrit dans un cadre de mauvaise traitement systémique infligé aux Palestiniens.
De plus, le ministère des Affaires étrangères palestinien a décrit cette législation comme un "crime et une dangereuse escalade" des politiques israéliennes, visant à justifier des exécutions extrajudiciaires.
Vue internationale
Sur le plan international, des pays européens tels que l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et la France, ainsi que le Conseil de l'Europe, ont vivement condamné cette loi. Un porte-parole de l'Union européenne a critiqué le caractère discriminatoire de cette mesure, témoignant d'un net recul en matière de droits humains.
En revanche, les États-Unis ont défendu le droit d'Israël à appliquer ses propres lois, considérant cette législation comme un élément de souveraineté. Les tensions s'intensifient, marquant une étape critique pour la jurisprudence israélienne et ses relations internationales.







