Dans cette commune située au nord-est de Bordeaux, le nouvel élu, Antoine de Tournemire, a décidé d'interrompre la construction d'un projet scolaire sur le site de Modery, avec l'espoir de réaliser des économies budgétaires. Ce choix a suscité des réactions vives de la part de l'opposition qui met en avant les conséquences financières potentielles : "Cela pourrait engendrer plus de 2,5 millions d'euros de pertes pour la commune", s'alarme un membre de l'opposition, selon Sud Ouest.
En parallèle, une mobilisation citoyenne se structure autour de l'urgence de ce projet éducatif, alors que d'autres communes tentent de préserver leurs classes. À Saint-Loubès, l'idée d'une cinquième école n'est pas nouvelle et a été reconnue par les acteurs éducatifs et politiques de droite comme de gauche dans le passé.
"Après deux ans de travail, nous étions sur le point de finaliser les fondations", regrette Sébastien Roux, ancien adjoint aux finances. Il qualifie cette décision d'"idée mal avisée". Il insiste sur le fait que les dépenses déjà engagées et les éventuelles pénalités pour l'interruption du chantier pourraient se révéler beaucoup plus coûteuses à long terme.
Bruno, un habitant du coin, partage son accord : "L'école actuelle est vieillissante et surchargée, ce projet était nécessaire pour alléger cette pression." Anne-Sophie, mère de trois enfants, souligne également l'importance de créer de nouveaux espaces éducatifs.
Face à la décision d'arrêt du chantier, une trentaine de parents se sont unis en collectif pour faire entendre leur voix. "Il y a un besoin indiscutable d'une nouvelle école sur notre territoire", explique Sébastien, père de famille. "Pour nous, il est crucial de ne pas sacrifier l'avenir de nos enfants pour un ajustement financier à court terme."
Malgré des tentatives pour obtenir des commentaires de la part du nouveau maire, aucune réponse n'a été obtenue, laissant planer des doutes sur la stratégie politique de son administration. L’ancien maire-adjoint insiste sur le fait que cet arrêt pourrait n'être qu'un symbole pour la nouvelle municipalité, négligeant un besoin réel des citoyens de Saint-Loubès.







