L'enquête se poursuit à Nîmes, dans le Gard, suite à la violente agression subie par des colleurs d'affiches à la veille du second tour des élections municipales. Les gardes à vue de quatre suspects ont été prolongées de 24 heures, tandis que deux autres personnes devraient prochainement être entendues par les autorités.
Les faits remontent à la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars, lorsque des militants de la liste de gauche "Nîmes en commun" ont été agressés dans le secteur de l'ancienne route d'Alès. Selon les premiers éléments rapportés par La Provence, quatre hommes ont été placés en garde à vue mardi matin après que des images de la rixe ont été visionnées par les enquêteurs.
Les quatre individus, âgés de 22 à 52 ans, ont été convoqués au commissariat et sont soupçonnés d'avoir joué un rôle actif dans cette bagarre. Cependant, les enquêteurs sont encore en train de déterminer les degrés d'implication de chaque protagoniste, qui restent présumés innocents jusqu'à preuve du contraire.
Il est à noter que ces suspects sont liés à la liste "Nîmes par dessus tout", tandis que les victimes soutenaient "Nîmes en commun". Deux des victimes ont subi des blessures graves en raison des coups portés par leurs agresseurs. Cette violence politique soulève de nombreuses inquiétudes, notamment sur le climat de tension qui règne autour des élections locales.
Selon 20 Minutes, deux autres personnes sont également convoquées ce mercredi 1er avril pour être entendues. Cette dynamique révèle la montée de la violence dans le cadre des campagnes électorales, et des experts appellent à une réflexion sur la sécurité des militants politiques. "Il est impératif de garantir un environnement sûr pour tous les acteurs de la démocratie", déclare un politologue interrogé par nos soins.







