Le ministre hongrois des affaires étrangères, Peter Szijjártó, a fait des déclarations choc en affirmant qu'il œuvrait en faveur des intérêts russes au sein de l'Union européenne, suite à une enquête révélant des enregistrements de conversations. Dans un post sur Facebook, il a expliqué : « On savait déjà que les services de renseignement étrangers interceptaient mes conversations téléphoniques. Aujourd'hui, les grandes oreilles ont pu constater que je disais la même chose en privé et en public ».
Cette annonce fait suite à des allégations d'un consortium de médias est-européens, incluant The Insider, VSquare et Delfi, qui rapportent que Szijjártó a maintenu une « ligne directe » avec Moscou, partageant des informations stratégiques cruciales. Des révélations indiquent qu'il aurait dit à son homologue russe, Sergueï Lavrov, qu'il était « à votre service ».
Szijjártó a également été critiqué pour avoir promis de soutenir des démarches visant à lever certaines sanctions contre des associés de personnes proches de Vladimir Poutine. Un ancien ministre européen a même qualifié Szijjártó de « taupe enthousiaste » au sein de l'UE. Selon des conversations divulguées, il a cherché à justifier cette levée en montrant des effets négatifs des sanctions sur la Hongrie.
Les répercussions politiques de ces révélations sont considérables alors que Viktor Orbán se prépare à briguer un cinquième mandat lors des élections prévues le 12 avril. L'opposition critique ardemment cette déloyauté présumée au sein de l'UE, et la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, aurait déjà interpelé Szijjártó sur l'importance de la confidentialité lors des discussions à huis clos, comme rapporté par Le Washington Post.







