Les élections prévues en Hongrie sont d’une importance capitale, non seulement pour le pays, mais aussi pour l’avenir immédiat de l’Union européenne. Ces événements se déroulent dans un contexte où de nombreuses puissances mondiales tentent de peser sur le résultat.
Vladimir Poutine et Donald Trump affichent un intérêt marqué pour le maintien au pouvoir de Viktor Orbán. Le Premier ministre hongrois a cultivé des liens étroits avec Moscou, en dépit des tensions exacerbées par la guerre en Ukraine et des sanctions internationales. Récemment, le Washington Post a révélé qu'un groupe de médias est-européens avait mis en lumière une communication directe entre le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Ces liens pourraient permettre la circulation de renseignements stratégiques au sein de l'UE.
Par ailleurs, la Hongrie, avec la Bulgarie, fait partie des rares pays de l'UE à avoir rejoint le Conseil de la paix, initié par Donald Trump. Ce Conseil regroupe des dirigeants d’Israël, des pays du Golfe ainsi que de la Biélorussie, un régime proche de Moscou. Les orientations nationalistes prônées par Orbán s'alignent sur les souhaits de Washington, comme l’affirme leur Stratégie de sécurité nationale. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a souligné lors d’une conférence à Munich : « Nous souhaitons des alliés fiers de leur culture et de leur héritage, prêts à défendre ensemble notre civilisation ».







