Pierre Bourdin, ancien militaire de la DGSE, se retrouve au centre d'un procès captivant. Ce desserté, interpellé en juillet 2020 dans une voiture volée, préméditait l'assassinat d'une coach en entreprise, attirant l'attention de la cour d'assises de Paris sur sa personnalité complexe.
Âgé de 34 ans, Bourdin prétendait être en mission pour éliminer un agent du Mossad, tout en révélant une tendance à la mythomanie, selon les enquêtes psychologiques. Affecté à la sécurité d'une base stratégique au Loiret, il évoque des souvenirs d'opérations militaires qu'il a réalisées, mais ses antécédents confirment un parcours davantage chaotique que glorieux.
Interrogé par le tribunal, un ancien militaire décrit Bourdin comme "prétentieux et manipulateur", s'interrogeant sur son intelligence. "C'est courant de mentir, mais cela ne fait pas de nous des menteurs", admet l'accusé, minimisant ses exagérations.
Trois ans de détention lui ont permis de croiser Haurus, un ancien agent de la DGSI, qui a écrit sur sa vie en prison, le qualifiant encore de mythomane. Selon Haurus, Bourdin se présentait comme un "tueur à gages", nourrissant des fantasmes sur son importance médiatique.
Accusé de tentative de meurtre en bande organisée, Bourdin doit répondre de ses actes en mai prochain. Le procès Athanor implique au total vingt-deux accusés, dont plusieurs militaires et agents de sécurité, tous liés à des affaires criminelles graves, comme la tentative d'assassinat de la coach Marie-Hélène Dini.
La décision de justice est attendue d’ici le 17 juillet, apportant potentiellement des révélations sur un dossier déjà chargé en suspens.







