Les forces israéliennes ont intensifié leurs activités près de la frontière libano-israélienne, avec des bombardements ciblés essentiellement dirigés contre le Hezbollah. L'armée de l'État hébreu envisage-t-elle une offensive de grande envergure ? Les derniers rapports indiquent que Tsahal a engagé des "opérations terrestres limitées et ciblées" pour neutraliser les infrastructures du mouvement pro-iranien dans le sud du Liban, révélant une stratégie plus agressive. "L'objectif est de démanteler les installations terroristes et d’éliminer les menaces à la sécurité des civils israéliens", a expliqué un porte-parole de l'armée.
La situation est aggravée par les menaces du Hezbollah, qui, selon des déclarations officielles, prévoit d'intensifier ses attaques en lançant des roquettes en direction d'Israël. Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani a indiqué que "le Hezbollah a déplacé des centaines de combattants au sud, augmentant ainsi la menace pour Israël".
Les récents déplacements de populations et les mesures d'évacuation laissent présager une intervention militaire d'une plus grande ampleur dans le sud du Liban, ce qui rappelle les occupations passées. Depuis le 2 mars, les conflits ont déjà engendré près de 1 000 morts, selon les estimations du ministère de la Santé libanais, avec plus d'un million de personnes déplacées.
Des affrontements frontaliers relancés
Depuis le début des hostilités entre Israël, les États-Unis et l'Iran, le Hezbollah a intensifié ses actions en lançant des missiles vers des cibles israéliennes, en particulier le port de Haïfa. En réponse, les frappes israéliennes ont été immédiates, intensifiant la brutalité de ce conflit.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a récemment annoncé que les forces israéliennes étaient désormais autorisées à "prendre le contrôle de positions stratégiques" face à l'avancée du Hezbollah. Des expert(e)s, dont Erminia Chiara Calabrese de l'Institut français du Proche-Orient, soulignent que les Israéliens ont déjà établi cinq positions militaires dans le sud du Liban, renforçant ainsi leur présence dans cette région tendue.
Les données compilées par l'ONG Acled montrent que les combats se sont intensifiés ces dernières semaines, notamment à Khiam où des échanges de tirs entre les deux camps se sont multipliés. Les affrontements, impliquant divers types d'armements, témoignent d'une escalade préoccupante.
"Khiam est stratégique car elle offre un accès à la Bekaa et à d'autres régions clés. C'est pourquoi les combats s'y intensifient."
Erminia Chiara Calabrese, spécialiste du Hezbollahà franceinfo







