Baptisé Copoazu-1 et localisé à 36 kilomètres des côtes colombiennes, ce gisement a été identifié lors d'une exploration à environ 1000 mètres de profondeur.
Ricardo Roa, président d'Ecopetrol, la société pétrolière nationale, a récemment confirmé cette avancée, réalisée en collaboration avec l'entreprise brésilienne Petrobras. Ce gisement, qualifié d'«important», représente la «troisième découverte de gaz la plus significative» pour le pays, comme l'a souligné Roa lors d'un événement médiatique.
Actuellement, Ecopetrol, qui est le leader du secteur pétrolier en Colombie, fait face à des défis considérables, avec une chute de ses bénéfices pour la troisième année consécutive, atteignant un niveau minimal jamais vu depuis la pandémie de Covid-19. Selon le quotidien Le Monde, cette découverte arrive à un moment crucial où les besoins économiques de la Colombie se font particulièrement sentir.
Ce développement intervient également dans un contexte de rapprochement entre la Colombie et le Venezuela, deux nations qui cherchent à rétablir leurs relations en matière d'énergie. Alors que des tensions demeurent sur la scène internationale, spécialement avec la pression des États-Unis sur Caracas suite à l'arrestation de Nicolas Maduro, la coopération régionale semble devenir une priorité. Une délégation colombienne a récemment rencontré la présidente par intérim vénézuélienne Delcy Rodriguez pour mettre en avant des projets énergétiques communs.
La semaine dernière, la Colombie et le Venezuela ont également annoncé la reprise des échanges de gaz de pétrole liquéfié (GPL), consolidant davantage leurs relations d'affaires dans le secteur énergétique. Cette dynamique pourrait indiquer le début d'une nouvelle ère pour la région, marquée par des opportunités économiques renouvelées.







