Suite aux récentes tensions, l'Iran menace de venger la mort d'Ali Larijani. Ce conflit a pris une tournure tragique près de Tel Aviv, où un couple de septuagénaires a trouvé la mort à cause d'un tir de missile particulièrement dévastateur, qui a échappé à l'interception du Dôme de fer.
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C'est un spectacle de destruction récurrent et inquiétant dans le ciel israélien. Des missiles iraniens dotés de sous-munitions, selon les déclarations israéliennes, ont causé des dommages considérables dans plusieurs villes, dont Tel Aviv, dans la nuit du 17 au 18 mars. Un immeuble a été touché, entraînant la mort tragique d'un couple retraité.
"Ils ont été frappés ici par une de ces petites bombes iraniennes, portée par un missile balistique avec des dizaines de charges explosives," explique Nadav Shoshani, porte-parole de l'armée israélienne. Depuis le début des hostilités, la moitié des 400 missiles tirés par l'Iran sur Israël seraient chargés de sous-munitions, qui sont prohibées par le droit international. Ce type de projectile peut libérer jusqu'à 80 petites bombes, chacune pesant de 2 à 5 kilos.
Des ravages beaucoup plus importants
"Leurs missiles ne sont peut-être pas d'une précision extraordinaire, mais lorsqu'ils délivrent leurs sous-munitions en altitude, au-dessus de la cible, cela couvre une surface beaucoup plus importante et donc cela crée des ravages beaucoup plus importants," précise le vice-amiral Michel Olhagaray, ancien directeur du Centre des Hautes études militaires.
Pour intercepter ces menaces, il faut généralement deux à trois intercepteurs par missile iranien, mais les missiles à tête multiple compliquent vraiment la donne. "Dans certains cas, on peut aussi intercepter les sous-munitions, mais pas toutes d'un coup," indique Tal Inbar, directeur de l'Institut Fisher d'études stratégiques aérospatiales. Récemment, un missile à fragmentation a de nouveau frappé un immeuble, heureusement sans causer de blessés, car tous les résidents se trouvaient dans des abris.







