Le président Lula peut se réjouir, car la Banque centrale a satisfait une de ses demandes en abaissant le taux directeur de 25 points de base, le portant à 14,75%. Le précédent taux de 15%, l'un des plus élevés mondialement, était en vigueur depuis juin 2025, suite à une série de hausses.
Cependant, l'institution a exhorté à la "prudence" en raison de la "volatilité accrue" des prix des matières premières, liée aux tensions géopolitiques observées au Moyen-Orient. Lula, cherchant à stimuler son économie à l'approche des élections d'octobre, soulignait l'importance de cette baisse.
Des mesures temporaires, telles que la suspension de taxes sur le diesel, ont également été envisagées pour éviter une hausse des prix énergétiques, qui impactent le coût des denrées alimentaires et le transport. Selon le site d'information BFM TV, le président avait insisté sur l'importance de maintenir un équilibre face aux fluctuations du marché.
"L'environnement extérieur est devenu plus incertain en raison de l'escalade des conflits géopolitiques au Moyen-Orient, avec des répercussions sur la situation financière mondiale", a mis en avant la Banque centrale dans un communiqué. "Un tel scénario exige de la prudence de la part des pays émergents, dans un contexte marqué par une volatilité accrue des prix des actifs et des matières premières."
Le conflit entre les États-Unis et Israël d'une part, et l'Iran d'autre part, a provoqué une montée des prix du pétrole, exacerbée par le blocage du détroit d'Ormuz. Malgré cela, le Brésil demeure relativement moins affecté que d'autres pays, en partie grâce à sa faible dépendance aux importations d'énergie, et réussit jusqu'à présent à contrôler son inflation.







