Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est en route pour Genève pour ce qui sera un nouveau cycle de pourparlers sur le programme nucléaire iranien. Cette initiative survient dans un climat de tensions géopolitiques croissantes, notamment en raison des menaces d'intervention militaire formulées par le président américain Donald Trump.
Les négociations devraient débuter mardi. La République islamique d'Iran, qui avait cessé les dialogues après des frappes israéliennes sur ses infrastructures, renouvelle ses discussions avec les États-Unis depuis février, alors qu'un premier volet a eu lieu à Mascate, capitale d'Oman. Selon Reuters, Araghchi est accompagné d'une délégation d'experts en sciences nucléaires et rencontrera également des représentants suisses et omanais, ainsi que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi.
La Maison Blanche a confirmé la participation de Steve Witkoff et Jared Kushner aux négociations, indiquant que la dynamique du dialogue nécessite également des discussions avec la Russie et l'Ukraine à Genève.
Les menaces d'intervention militaire
Donald Trump a récemment intensifié ses menaces d'intervention militaire en Iran à la suite de la répression brutale d'un mouvement de contestation par le gouvernement. Au sein des discussions, Téhéran fait part de sa volonté d'engager des compromis financiers si Washington accepte de lever certaines sanctions qui paralysent son économie, comme le soutient le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Majid Takht-Ravanchi, dans une interview à BBC.
Le contexte géopolitique
Les États-Unis et leurs alliés occidentaux ont longtemps soupçonné l'Iran de chercher à développer une arme nucléaire, à quoi Téhéran répond en affirmant son droit à un programme nucléaire civil. Si un accord n'est pas atteint, Trump a prévenu que des conséquences seraient inévitables, évoquant même un possible renversement du pouvoir en Iran. En réponse, Israël insiste pour que l'Iran arrête son enrichissement d'uranium et détruise les infrastructures permettant cet enrichissement.
La situation demeure précaire alors que les nations continuent de surveiller l'évolution des discussions, avec l'implication d'un important déploiement militaire américain dans la région, principalement le porte-avions USS Gerald Ford, qui doit bientôt se joindre à l'USS Abraham Lincoln, déjà présent dans le Golfe.
À l'occasion de cette conférence à Genève, il est crucial de suivre les développements et stratégies des différentes parties impliquées, notamment en ce qui concerne l'éventualité d'un compromis concernant l'enrichissement d'uranium.







