Située au milieu de l'Océan Indien, l'île Maurice, avec ses 1,2 million d'habitants, connaît des prix alimentaires qui choquent de nombreux consommateurs. Malgré la distance de plus de 10 000 kilomètres de la France, des enseignes familières comme Carrefour ou Super U se sont implantées sur l'île.
Dans ces supermarchés, beaucoup de produits sont disponibles, mais on remarque un rayon fruits et légumes beaucoup plus restreint. En effet, les Mauriciens préfèrent acheter leurs produits frais sur les marchés locaux, où les récoltes abondent. Cependant, en matière d'approvisionnement alimentaire, l'île Maurice n'est pas autosuffisante et doit donc recourir aux importations : un exemple flagrant est qu'environ 85 % des produits d'un hypermarché Carrefour proviennent de l'étranger, dont une part significative de France.
Des produits chers car importés en avion
Le transport de ces marchandises subit des contraintes logistiques majeures. Les délais d'attente entre la commande et la réception des produits peuvent s'élever à environ 60 jours. À cela s'ajoute la fermeture récente du canal de Suez pour certains navires, forçant les transporteurs à prendre des routes plus longues, y compris un détour par le cap de Bonne Espérance. Cela a pour effet direct de faire grimper les tarifs des produits importés.
Selon un expert de la logistique alimentaire, Jean-Pierre Moreau, « les coûts d'importation augmentent constamment, et cela se répercute directement sur le prix à la consommation ». Les consommateurs de l'île Maurice doivent donc s'adapter à ces réalités économiques, et certains se tournent vers des alternatives locales moins coûteuses.
Au final, la question des prix alimentaires à Maurice soulève des interrogations sur la durabilité et la résilience de son économie face à des défis logistiques considérables. Les habitants sont en attente de solutions pour accéder à une alimentation plus abordable.







