Plusieurs navires de guerre, dont un porte-avions, sont déjà positionnés dans le golfe Persique pour accroître la pression sur Téhéran.
Trois jours après avoir fait état de cette option, le groupe aéronaval du porte-avions USS Gerald R. Ford s'apprête à quitter les Caraïbes pour se diriger vers le Moyen-Orient. Selon les informations rapportées par ABC News et confirmées par The New York Times, les équipages ont été informés de cette mobilisation jeudi dernier.
La Marine désigne ce déploiement sous le nom de « Carrier Strike Group 12 ». Ce groupe se compose du Ford, le plus grand porte-avions au monde pesant 112 000 tonnes et propulsé par deux réacteurs nucléaires, accompagné de trois destroyers. Ce groupe aéronaval viendra soutenir le porte-avions USS Abraham Lincoln, déjà en mission à proximité des côtes iraniennes.
Dès le début de la semaine, le président Trump avait évoqué la possibilité de ce renforcement naval avec le site Axios, soulignant que cet envoi serait entrepris si les pourparlers sur le programme nucléaire iranien échouaient.
Un retour dès avril ?
La présence de deux porte-avions américains dans cette zone ne devrait pas perdurer. Le Gerald Ford est attendu pour regagner son port d'attache à Norfolk à la fin d'avril ou début mai, selon un responsable américain. Initialement prévu pour un retour en mars, le porte-avions nécessitera des réparations essentielles après un déploiement de sept mois en Europe.
Après avoir quitté Norfolk fin juin, le Gerald Ford a fait escale à Marseille en août avant d'être redirigé vers les Caraïbes pour participer à une action militaire contre les cartels de drogue, en réponse à la situation au Venezuela.
Certains aéronefs embarqués ont même pris part à une opération en janvier à Caracas, qui a abouti à l'arrestation de Nicolás Maduro, une mission qui a été largement médiatisée tant par les chaînes américaines que par les agences de presse internationales.







