Burkina Faso : le régime militaire dissout les partis politiques

La dissolution des partis politiques soulève des inquiétudes sur la démocratie au Burkina Faso.
Burkina Faso : le régime militaire dissout les partis politiques
Le capitaine Ibrahim Traoré (au centre), chef militaire du Burkina Faso, à Ouagadougou, le 4 mars 2023. OLYMPIA DE MAISMONT/AFP

Le régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré a officiellement dissous tous les partis politiques le 9 février, marquant une étape clé dans le processus de centralisation du pouvoir, déjà amorcé depuis le coup d’État de septembre 2022. Ces activités avaient été suspendues peu après la prise de pouvoir de la junte.

Ce projet de loi, annoncé par le gouvernement il y a deux semaines, vise à « promouvoir l’unité nationale » en réponse aux « divisions engendrées par la multiplication des partis politiques », selon un communiqué officiel. Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exprimé sa préoccupation et a exhorté Ouagadougou à reconsidérer cette décision, insistant sur la nécessité de préserver un espace pour les voix dissidentes dans un climat de répression accrue.

Lundi, les députés de l’Assemblée législative de transition ont adopté la loi, affirmant que celle-ci abrogeait les textes régissant les partis. Selon des sources comme l’AFP, le gouvernement a également reçu l’autorisation d’abroger la charte des partis, la loi sur leur financement et le statut de l’opposition politique.

Un climat politique sous tension

Volker Türk a déclaré : « Ce n’est pas un pas dans la bonne direction pour les droits humains du peuple du Burkina Faso. Un espace civique et démocratique est essentiel pour garantir une paix et une cohésion sociale durables ». La communauté internationale observe avec inquiétude la tendance autocratique du régime, qui a multiplié les restrictions sur les libertés fondamentales.

Depuis le coup d’État du 30 septembre 2022, le climat politique s'est considérablement détérioré. Le capitaine Traoré, en affirmant un tournant vers une politique anti-impérialiste, a renforcé sa position contre les puissances occidentales, notamment la France, affichant une volonté de rester au pouvoir à long terme. En mai 2024, il a fait adopter une charte lui permettant de prolonger son mandat, intensifiant ainsi les préoccupations concernant la gouvernance démocratique au Burkina Faso.

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