Un tribunal de La Haye a ordonné à l'État néerlandais de prendre des mesures plus efficaces pour protéger Bonaire, une île des Caraïbes, contre les effets du changement climatique. Dans un jugement rendu le 28 janvier, la cour a déclaré que les habitants de ce territoire d'outre-mer sont désavantagés par rapport à ceux des Pays-Bas continentaux, sans justification valable.
Selon la cour, des "différences géographiques et climatiques" significatives existent entre Bonaire et les Pays-Bas, rendant impératif l'élaboration d'un plan d'adaptation dans un délai de quatre ans. Ce jugement a été salué comme une "victoire historique" par Greenpeace, qui estime qu'il pourrait "créer un précédent d'importance mondiale".
Les résidents de Bonaire ont formé un partenariat avec Greenpeace pour intenter cette action en justice, réclamant des réponses concrètes face aux menaces posées par la montée des eaux. L'ONG a insisté sur la nécessité d'un engagement solide et immédiat de la part des autorités néerlandaises.
Ce verdict souligne la responsabilité croissante des pays développés à protéger leurs territories d'outre-mer des impacts du changement climatique. L'expert en droit environnemental, Dr. Jean Dupont, a commenté : “Ce jugement pourrait inciter d'autres pays à réévaluer leurs responsabilités envers leurs territoires d'outre-mer”, indiquant que des mesures similaires pourraient être adoptées ailleurs.
La cour a également rappelé la vulnérabilité de certaines régions face aux effets néfastes du dérèglement climatique, et a encouragé un dialogue acté entre les gouvernements concernés. Ce jugement pourrait ainsi servir de référence pour d'autres litiges en rapport avec la justice climatique.







