La France insoumise (LFI) a récemment provoqué une onde de choc en demandant l'annulation du concert d'Enrico Macias, prévu à Romorantin le 1er février prochain. Cette décision fait suite aux déclarations jugées controversées de l'artiste concernant le conflit israélo-palestinien.
Enrico Macias est désormais sous le feu des critiques. Dans un communiqué partagé par La Nouvelle République, LFI exprime sa préoccupation face aux "prises de position récentes" qui, selon eux, ont choqué une partie du public.
À 87 ans, le chanteur est accusé par LFI d'avoir pris des positions claires contre la reconnaissance par la France de l'État palestinien et de faire preuve d'une hostilité manifeste envers la gauche radicale. Il avait d'ailleurs déclaré sur CNews en septembre 2023 qu'il fallait "dégommer […] les gens d’extrême gauche".
LFI « poursuit sa chasse au Juif sans faiblir »
Selon LFI, la présence d'Enrico Macias à Romorantin soulève des questions éthiques et politiques. Ils demandent, soit l'annulation de l'événement, soit le boycott du chanteur, dont les opinions sont considérées comme incompatibles avec les valeurs de paix et de respect qu’il prétend incarner. C'est loin d'être la première fois que l'artiste fait l'objet de tels appels ; en 2024, un concert à Joué-lès-Tours avait déjà été annulé.
Cette demande de boycott n’a pas manqué de susciter des réactions enflammées sur les réseaux sociaux. Jean Quatremer, journaliste, a déclaré : "LFI se fout totalement du massacre de la population iranienne par ses amis iraniens, mais elle poursuit sa chasse au Juif sans faiblir. Passionnément antisémite".
Ce témoignage est corroboré par des élus et des internautes qui condamnent les actions de LFI, les jugeant irréresponsables et insultantes. Par exemple, Shannon Seban, élue à Seine-Saint-Denis, qualifie cette situation de véritable "scandale".
Les avis divergent, mais la montée des tensions autour de ce sujet souligne l'importance et la complexité des questions touchant à la liberté d'expression et à l'art en période de conflit.







