L'influenceuse Diana Bahador, connue sous le pseudonyme « Baby Ryder », a tragiquement perdu la vie à l'âge de 19 ans. Selon le groupe de défense des droits de l'homme Hyrcani,relayé par le Telegraph, elle aurait été abattue le 8 janvier par les forces de sécurité iraniennes, alors qu'elles tentaient de réprimer des manifestations anti-régime à Gorgan.
Ayant gagné une large notoriété pour ses vidéos de cascades à moto sans voile, Diana comptait près de 200 000 abonnés sur Instagram. Les rapports indiquent qu'elle a été touchée par deux balles, alors que les forces de l'ordre avaient reçu l'ordre d'utiliser des méthodes létales contre les manifestants en colère.
Sa famille aurait récupéré son corps deux jours après l'incident, l’invitant à organiser un enterrement discret, ce qui soulève des inquiétudes sur le traitement réservé aux victimes de la répression.
Deux versions de la mort de l’influenceuse Diana Bahador
Pourtant, cette version des faits est contredite par les médias d'État iraniens. Selon leur récit, Diana, qui serait en réalité nommée Shahrzad Mokhami, aurait perdu la vie le 22 janvier dans un accident de la route en province de Golestan. Un message sur son compte Instagram viendrait soutenir cette histoire, appelant à la prudence contre les rumeurs, mais les défenseurs des droits de l’homme suspectent que cette déclaration ait été faite sous la pression des autorités.
Diana Bahador s’était fait connaître pour ses vidéos audacieuses, défiant les lois iraniennes sur le port du voile. Sa dernière publication, partagée le 4 janvier, la montrait en train de rouler à moto sur fond de musique iranienne.
Les manifestations, initialement motivées par la hausse du coût de la vie, ont pris de l’ampleur depuis la fin décembre, devenant un mouvement de contestation contre le régime, jusqu’à viser directement l’ayatollah Ali Khamenei. Selon Mai Sato, rapporteuse spéciale de l’ONU pour l’Iran, des dizaines de milliers de personnes pourraient avoir été tuées lors de la répression, mais le bilan définitif ne sera connu que plusieurs semaines plus tard, le temps d'identifier toutes les victimes.







