Liam Conejo Ramos, un enfant de 5 ans originaire d'Équateur, voit son expulsion retardée grâce à une décision d'un juge fédéral de San Antonio. Arrêté avec son père le 20 janvier, il avait été placé en détention par l'ICE, un service controversé de la police de l'immigration aux États-Unis. En parallèle, l'Équateur a exprimé son indignation face à une tentative d'incursion d'un agent de l'ICE dans son consulat.
Alors que Donald Trump évoque une « petite désescalade » dans le Minnesota, la situation reste tendue. La répression orchestrée par l'ICE, qualifiée de méthode brutale, continue d'alimenter les tensions sur la scène politique américaine. Comme rapporté par L'Humanité, la justice américaine semble faire office de contrepoids face à une administration accusée de racisme et d'autoritarisme.
Le juge Fred Biery a provisoirement suspendu l'expulsion de Liam et de son père, Adrian Conejo Arias, en attendant que leur contestation soit examinée. Cette décision soulève des questions sur le traitement des familles migrantes aux États-Unis, en particulier lorsque des enfants sont impliqués. Le magistrat a statué : « Toute expulsion ou transfert » est interdit tant que la détention de Liam et de son père fait l'objet d'un recours.
Utilisé comme appât
Des témoignages révèlent que Liam a été utilisé de manière choquante par les agents fédéraux, agissant tel un « appât » pour inviter d'autres personnes à se montrer. Certaines sources évoquent que le jeune garçon aurait été récupéré alors que son père tentait de fuir. La mère et le frère de Liam n’ont pas été arrêtés à ce moment-là.
Ce cas tragique est devenu un symbole des méthodes controversées de l'ICE. Les violences exercées par cette agence ont conduit à une augmentation des tensions diplomatiques. Le ministère équatorien des affaires étrangères a récemment dénoncé une tentative d'entrée illégale dans son consulat par un agent de la police de l'immigration, un acte qui a fortement choqué le gouvernement de Quito, comme l'indique L'Humanité.
Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent un homme masqué tentant d'accéder au consulat, des événements qui ont contraint l'Équateur à adresser une lettre de protestation aux États-Unis. Le gouvernement exige que des actes similaires ne se reproduisent plus dans ses bureaux consulaires.
Cette affaire nous rappelle que, malgré les promesses de désescalade, la situation sur le terrain reste préoccupante pour les droits humains et les relations diplomatiques. Le cas de Liam est désormais emblématique d'un plus vaste débat sur l'immigration et la répression aux États-Unis.







