Lors d'une émission sur CNews, Arno Klarsfeld, fils des célèbres chasseurs de nazis Serge et Beate Klarsfeld, a provoqué une onde de choc en déclarant qu'il faudrait "organiser des sortes de grandes rafles" pour lutter contre les OQTF (obligations de quitter le territoire français). Ces mots, évoquant des pratiques inspirées de la politique migratoire de Donald Trump, ont suscité une vague d'indignation parmi les responsables politiques et le grand public.
Dans le cadre d'un débat sur une affaire criminelle à Nice, Klarsfeld a déclaré : "Si on veut se débarrasser des OQTF, il faut organiser des grandes rafles, un peu partout, mais en essayant d'attraper le plus d'étrangers en situation irrégulière, on commet aussi des injustices." Ces propos ont soulevé une controverse en raison de leur connotation historique. En parallèle, d'autres voix, comme celle de Mathilde Panot, cheffe des députés Insoumis, ont exprimé leur incompréhension face à une telle déclaration, comptant sur la mémoire des persécutions et déportations des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment à travers la Rafle du Vel d'Hiv.
Réactions immédiates
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a réagi sur Twitter en exprimant son incredulité : "Dites-moi que c'est un fake, dites-moi que ce n'est pas possible". Il a également évoqué des mesures légales possibles pour répondre à cette provocation, citant la loi du 24 juillet 1881 qui condamne la provocation à la haine et à la violence.
Thomas Portes, député de La France insoumise, a annoncé qu'il comptait saisir la procureure de la République, renforçant ainsi l'appel à dénoncer de tels discours jugés inacceptables.
En parallèle, Klarsfeld a tenté de se défendre en insistant sur une distinction entre ses propos et les rafles historiques, affirmant qu'arrêter des personnes ayant commis des crimes ne pouvait pas être comparé aux déportations des juifs vers Auschwitz.
Il est important de rappeler que les événements de la Seconde Guerre mondiale, marqués par la Rafle du Vel d'Hiv, où plus de 13 000 personnes furent arrêtées, laissent un héritage douloureux et une responsabilité de mémoire qui ne doit jamais être oubliée. Les paroles de Klarsfeld, bien que visant à illustrer une politique migratoire stricte, ravivent des blessures encore profondes dans la conscience collective française.







