Depuis le 5 janvier, le Seaquarium Institut Marin du Grau-du-Roi est fermé au public jusqu'au 6 février pour effectuer des rénovations et surtout, continuer l'entraînement de ses phoques et otaries. Une occasion unique d'observer les coulisses de ce travail essentiel mené par quatre soigneurs spécialisés.
Dans l'enceinte du Seaquarium, les gradins désertés et les bassins en réfection créent une atmosphère particulière. Alors que l’odeur du poisson frais flotte dans l’air, cette période de calme est rythmée par les sifflets des soigneurs et les éclaboussures des animaux.
Les soigneurs, Marjorie Egea et Jonathan Caussel avec deux autres collègues, s'occupent de six phoques et quatre otaries, tous nés en captivité. "Quoi qu’il arrive, il faut toujours leur donner à manger et continuer de travailler avec eux", rappelle Marjorie.
Poissons comptés et rations sur mesure
Leur alimentation est soigneusement planifiée. Jonathan prépare les repas : "En moyenne, environ 3 kg pour les phoques et entre 5 et 7 kg pour les otaries à chaque repas, soit 40 kg de poissons par jour". Ces rations sont ajustées en fonction de l'âge, du sexe et des périodes spécifiques, comme l'été où les besoins énergétiques augmentent.
Patience et méthode avec les phoques
Dans le bassin, Marjorie prévient : "Ils sont placides, mais timides et peureux". Les phoques s'alignent selon les formes indiquées, se soumettant à un entraînement qasi-militaire éveillant à la fois discipline et coopération. Chaque réussite est récompensée par des poissons, démontrant l'efficacité du renforcement positif dans leur apprentissage.
Otaries : force, jeu et confiance
Quant aux otaries, leur poids peut dépasser les 100 kg. Les soigneurs vérifient leur santé avant de démarrer divers exercices physiques, séquens acrobaties et interactions ludiques. "En captivité, il est essentiel de les stimuler autrement", souligne Marjorie. Les jeux avec différentes senteurs, comme celle de la cannelle, enrichissent leur expérience et renforcent le lien entre l'animal et son soigneur.
Ces sessions d'entraînement, essentielles et bénéfiques, continuent à faire grandir ces créatures, même durant les périodes de pause. Les soigneurs, présents tous les jours, y voient une opportunité de renforcer la confiance des animaux, rendant chaque interaction significative. "Nous appelons ces exercices les 'free foods', simples mais essentiels", conclut Marjorie.
Ainsi, dans un Seaquarium en pleine métamorphose, loin des regards du public, phoques et otaries poursuivent leur aventure d'apprentissage et de jeu, préparant leur retour spectaculaire sur scène.







