Les organisations syndicales CGT, FO et CFDT unissent leurs forces pour mobiliser la population ce samedi 24 janvier dans les départements du Loiret et du Loir-et-Cher. L'objectif ? Soutenir les employés de l'usine Brandt, qui a été liquidée en décembre dernier. Pascal Sudre, secrétaire départemental de la CGT du Loiret, a exprimé son espoir d'un sursaut des pouvoirs publics lors d'une interview sur RTL.
Les 350 travailleurs de l'usine, située près d'Orléans, ont reçu leur notification de licenciement le 22 janvier, consécutivement à la mise en liquidation judiciaire de l'entreprise en décembre. Lors de la manifestation prévue, un départ est prévu de la mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle dans le Loiret, tandis qu'une autre mobilisation partira de la sous-préfecture de Vendôme dans le Loir-et-Cher.
Sur les ondes de RTL, Pascal Sudre a exprimé son indignation face à cette situation : "Cette liquidation représente un échec des politiques publiques", affirmant que cela engageait la responsabilité des gouvernements successifs. Il a appelé à une mobilisation immédiate du président de la République et du ministre de l'Industrie, qui avait précédemment déclaré que l'histoire de Brandt "n'était pas finie".
"Un avenir pour l'électroménager existe en France, mais il est crucial qu'il y ait un engagement concret des pouvoirs publics", a-t-il déclaré, plaidant notamment pour un soutien financier de l'État. Ce désir d'investissement n'est pas sans précédent. Les syndicats font référence au plan d'investissement que l'État avait mobilisé pour sauver la marque Duralex, ce qui avait permis de préserver des emplois. "Il y a eu un engagement fort de l'État", a rappelé Pascal Sudre, soulignant l'importance d'un tel soutien dans le contexte actuel.







