Le président américain, Donald Trump, ne cesse d'exprimer ses préoccupations concernant la situation en Iran, particulièrement en réponse à la répression des mouvements de contestation. Alors qu’il avait semblé atténuer ses menaces la semaine dernière, il a ravivé le débat en déclarant qu'une « armada » navale était en chemin vers le golfe Persique.
Lors d'une déclaration réalisée à bord de l'Air Force One, en route du Forum économique de Davos en Suisse, Trump a affirmé : « Nous avons beaucoup de navires qui se dirigent dans cette direction, au cas où. Je préférerais que rien ne se passe, mais nous les surveillons de très près. » Cette annonce a été rapportée par des sources comme le Parisien.
La rumeur selon laquelle le porte-avions Abraham Lincoln, actuellement en mer de Chine méridionale, a été mobilisé pour le Moyen-Orient renforce l'inquiétude de nombreux observateurs. Trump a été avare en détails concernant les forces navales en déplacement, mais il a souligné l'idée d'une « grande force ». « Peut-être que nous n’aurons pas à l'utiliser », a-t-il précisé, tout en exprimant sa disposition à engager un dialogue avec Téhéran.
L'Iran jette de l'huile sur le feu
Ces nouvelles proviennent dans un contexte de tensions accrues, initiées par les discours menaçants de notre voisin iranien. Le chef des Gardiens de la révolution a évoqué, avec une intensité alarmante, un « sort douloureux » pour Israël et les États-Unis, en affirmant que ses forces étaient prêtes à agir.
Depuis le début de la mobilisation populaire le 28 décembre, les troubles ont pris de l'ampleur et la répression a été marquée. Selon une annonce de la télévision d'État iranienne, relayée par la Fondation iranienne pour les martyrs, 3 117 personnes auraient perdu la vie, un chiffre largement inférieure à ceux rapportés par des organisations de défense des droits humains.
Pour des analystes comme Jean-Pierre Filiu, spécialiste de l'Iran à Sciences Po, la situation pourrait rapidement dégénérer, exacerber les conflits et entraîner des ramifications au niveau international. Il rapporte que les tensions actuelles représentent un véritable test pour la stratégie diplomatique des États-Unis en Moyen-Orient, tout en exhortant à une approche mesurée pour éviter une escalade indésirable.







