
Le président américain Donald Trump a lancé jeudi 22 janvier à Davos son Conseil de la paix, réunissant une vingtaine de dirigeants de pays, dans un contexte où l'incertitude géopolitique est palpable. Le coût d'entrée pour rejoindre cette instance s'élève à un milliard de dollars, un tarif qui suscite déjà des interrogations sur son accessibilité.
Dans son discours lors du Forum économique mondial, Trump a exprimé sa confiance en déclarant : « Une fois que ce conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous voulons. » En se présentant comme un architecte de la paix, il a signé la charte constitutive du Conseil, promettant d'œuvrer en collaboration avec les Nations unies pour résoudre les conflits à travers le monde.
Le président américain, qui se vante d'avoir mis fin à huit conflits depuis son retour au pouvoir, se dit frustré de ne pas avoir été récompensé par le prix Nobel de la paix. Alors qu'il affirme pouvoir agir sans consulter l'ONU, il continue de critiquer l'organisation pour son prétendu manque d'efficacité.
Parmi les dirigeants qui ont répondu positivement à l'invitation figure une série d'alliés, tels que Javier Milei d'Argentine et Viktor Orban de Hongrie. D'autres pays comme le Maroc et l'Indonésie se greffent également à cette initiative, tandis que la France et le Royaume-Uni, membres du Conseil de sécurité de l'ONU, ont choisi de s'en distancier.
Des annonces fortes sur le Hamas, Gaza et le Groenland
Trump n'a pas hésité à aborder des sujets délicats, notamment en mettant en garde le Hamas : « Ils doivent déposer les armes, sinon leur fin sera proche ». En réponse aux tensions à Gaza, il a annoncé la réouverture du point de passage de Rafah entre l'Égypte et la bande de Gaza, une mesure jugée nécessaire par les autorités palestiniennes nouvellement désignées.
Le président américain a également évoqué son ambition de créer un « nouveau Gaza », qui inclurait un développement immobilier majeur. En marge de cela, il a affirmé que l'Iran était désireux d'entamer des discussions avec les États-Unis.
Concernant le Groenland, Trump a révélé des propositions sur un futur accord avec le secrétaire général de l'OTAN, tout en révoquant ses menaces douanières. Il a mis en garde contre des « représailles importantes » si des nations européennes commençaient à vendre des actifs américains dans un signe de mécontentement. Cette dynamique soulève des questions quant à la stabilité des alliances internationales à l'avenir.







