Depuis le 20 janvier 2025, la rhétorique de Donald Trump a pris une tournure encore plus aggressive, tant à l'intérieur qu'à l'international. Au cours de la dernière année, le président américain, connu pour ses sorties provocatrices, a multiplié les déclarations creusant un fossé tant avec ses concitoyens qu'avec les dirigeants étrangers.
Ses méthodes, qui ne rappellent pas celles des dirigeants traditionnels, ont suscité des controverses au fur et à mesure qu'il engageait des échanges musclés. Par exemple, lors d'une visite à une usine Ford au Michigan, lorsqu'un ouvrier l'a accusé de protéger des criminels, Trump a répondu par un cinglant "Fuck you !" accompagné d'un geste explicite, acte qui illustre la rupture des normes habituelles de la présidence.
Les réactions sont variées. Jérôme Viala-Gaudefroy, expert en civilisation américaine, a expliqué que de telles provocs, bien que controversées, trouvent un écho favorable auprès de sa base électorale. "Trump répond à l'agression par l'agression, ce qui plaît à ses supporters", souligne-t-il. Cette stratégie, bien que la rendant populaire auprès des électeurs MAGA, est souvent perçue comme brutale par le grand public.
Les attaques de Trump ne se limitent pas seulement aux citoyens américains; il n’a pas hésité à s'en prendre à des figures mondiales, à qualifier des pays de "merde" et à faire preuve de mépris envers des leaders étrangers. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a également été victimisé par ses quolibets, qualifié à plusieurs reprises d'"idiot". Des professionnels des médias, en particulier des femmes journalistes, ont également subi ses tirades sexistes, soulevant des critiques sur son comportement inapproprié.
La diplomatie internationale n’a pas été épargnée, Trump ayant proféré des menaces à des pays traditionnellement alliés, comme le Danemark au sujet du Groenland. Ses propos méprisants envers des nations comme la Somalie, où il a notamment traité les habitants de "déchets", illustrent une approche populiste risquée sur la scène mondiale, selon plusieurs analystes.
Le langage direct et souvent offensant de Trump pourrait bien redéfinir les standards du discours politique, mais à quel prix pour les relations internationales et le climat interne au sein des États-Unis ? Alors même qu'il se présente comme un homme du peuple, ses choix linguistiques et sa capacité à choquer soulèvent de nombreuses interrogations sur la direction future de son mandat.







