La lutte entre les générations n'est pas nouvelle. Si traditionnellement, les jeunes sont perçus comme porteurs d'enthousiasme et d'innovation, et les seniors comme des détenteurs d'expérience et de sagesse, force est de constater que la question environnementale transcende cette dichotomie. Le changement climatique ne concerne pas uniquement les jeunes ; les seniors, eux aussi, se sentent touchés par l'éco-anxiété.
Comprendre l'éco-anxiété
L'éco-anxiété, terme émergent, définit une forme d'anxiété liée à la dégradation de l'environnement. Bien qu'elle ne soit pas classée comme une pathologie, elle n'en reste pas moins une réaction compréhensible face à une crise presse. Les manifestations de ce sentiment incluent la peur, la colère, mais aussi l'optimisme lorsque l'on participe à des actions pour améliorer la situation.
Les seniors et leur engagement environnemental
Des recherches menées par l'Université de York et le think tank Global Future révèlent que si 78 % des personnes interrogées ressentent une forme d’éco-anxiété, ce sentiment est ressenti également chez les seniors. Cette génération ne se contente pas d'attendre que la tempête passe ; beaucoup d'entre eux s'investissent dans des comportements écoresponsables. Ils participent à des initiatives collectives et dénoncent l'inaction des grandes entreprises. Leur éco-anxiété pourrait se transformer en levier d'action politique, car ce groupe a une voix qui pèse poids dans le débat public.
Pourquoi cette prise de conscience ?
Contrairement à l'idée que les seniors seraient indifférents face aux enjeux climatiques du fait de leur âge, ils sont souvent touchés directement par ses conséquences. Avec des événements comme des vagues de chaleur ou des catastrophes naturelles, beaucoup prennent conscience que leur qualité de vie est en jeu. Par ailleurs, animés par un profond sens familial, ils s'inquiètent pour l'avenir de leurs enfants et petits-enfants dans un monde de plus en plus inhospitable.
Pour de nombreux seniors, la conscience de l'éco-anxiété est accompagnée d'un sentiment de responsabilité envers les générations futures. Ainsi, s'engager pour un monde meilleur est à la fois un devoir et un moyen de contrer le sentiment d'impuissance. Ils cherchent à mener des actes concrets, qu'il s'agisse de modifier leurs habitudes alimentaires ou de soutenir des causes climatiques. En ce sens, leur reconnaissance de l'éco-anxiété peut devenir un puissant moteur d'action.







