Dans un contexte de débats animés sur la responsabilité des médias, Sonia Mabrouk, l'une des figures de proue de CNews, a pris la parole pour aborder le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne. Ce dernier, condamné pour "corruption de mineur", suscite de vives controverses. Lors d'une interpellation par le député socialiste Jérôme Guedj, Mabrouk a affirmé que cette décision ne lui appartenait pas, soulignant que la direction de CNews l'avait prise en raison de son engagement envers Morandini. Cependant, elle a clairement exprimé que cela ne devrait en aucun cas signifier une approbation des actes pour lesquels il a été condamné.
Elle a déclaré : "Je n'en dors pas depuis plusieurs jours", révélant ainsi la lutte intérieure qu'elle ressent face à cette situation délicate. Mabrouk a précisé qu'elle respecte la hiérarchie de la chaîne mais qu'elle a aussi un devoir de conscience, particulièrement en tant que femme engagée dans la lutte contre les violences sexuelles. Sa prise de parole souligne les dilemmes éthiques auxquels les journalistes peuvent être confrontés.
Du côté de la direction de CNews, le directeur général, Gérald-Brice Viret, a défendu le maintien de Morandini, précisant qu'il n'avait pas d'interactions avec des mineurs dans le cadre de son travail sur la chaîne. "Nous assumons complètement", a-t-il déclaré, évoquant que la chaîne avait pris en compte les faits pour lesquels Morandini avait été jugé. La situation soulève des questions sur la manière dont les médias gèrent les affaires judiciaires de leurs employés et sur l'impact que cela peut avoir sur leur image.
Le syndicat +Libres de Canal+ a également pris position, demandant le départ de Morandini sans indemnité, évoquant une crise de confiance et une atteinte à la réputation. Cette déclaration montre que la situation ne touche pas seulement les personnalités médiatiques, mais aussi l'ensemble des employés de la chaîne.
Alors que la polémique continue de grandir, l'opinion publique demeure divisée. Certains estiment que Morandini mérite une seconde chance, tandis que d'autres appellent à une prise de responsabilité claire de la part de CNews. La réaction de Mabrouk pourrait ouvrir la voie à un débat plus large sur la responsabilité sociale des médias, et sur les valeurs que ceux-ci doivent défendre dans un contexte de changements sociétaux rapides.







