Dans un contexte de tensions croissantes, le président américain Donald Trump a lancé un avertissement retentissant à Téhéran concernant le sort des manifestants détenus. Alors qu'une exécution est prévue uniquement quelques jours après la répression violente, Trump a annoncé que s'ils persistaient dans leurs actes d’exécution, les États-Unis réagiraient "de manière très forte".
Cette déclaration survient alors qu’Erfan Soltani, un jeune manifestant de 26 ans, doit être exécuté, rendant la situation encore plus délicate. Les rapports évoquent plus de 10 600 personnes interpellées durant ces manifestations qui ont fait au moins 734 morts, d'après l'ONG Iran Human Rights, un chiffre jugé "terrifiant" par l'Union européenne.
Les États-Unis envisagent également des sanctions commerciales supplémentaires, mettant en place des droits de douane de 25% contre les partenaires commerciaux de l'Iran, ce qui exacerberait encore plus la situation économique déjà chaotique dans le pays.
Téhéran, de son côté, accuse Washington de tenter de justifier une intervention militaire en utilisant ces événements comme prétexte. Dans ce climat de méfiance mutuelle, Trump a également assuré aux manifestants que "beaucoup d'aide est en route", les incitant à continuer leur mouvement et à "prendre le contrôle de [leurs] institutions".
Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah d'Iran, a également pris la parole pour assurer aux manifestants que leur voix et courage étaient enfin entendus. Il a exhorté l'armée à se ranger du côté du peuple et à le soutenir dans sa lutte contre le gouvernement actuel.
Alors que la répression se poursuit, des vidéos accablantes circulent, montrant des corps alignés dans des lieux publics, comme une mosquée au sud de Téhéran. Human Rights Watch et d'autres organisations évoquent des actes de violence à grande échelle perpétrés par les forces de sécurité.
Les experts craignent que la situation ne s’envenime davantage, et certains analystes estiment qu'une intervention directe des États-Unis pourrait aggraver la crise. "Les leviers répressifs de la République islamique sont encore puissants", a déclaré un analyste, soulignant la détermination du régime à conserver le contrôle.
Les manifestations, qui ont débuté en réponse à des augmentations de prix, sont désormais marquées par des demandes plus larges de réforme politique et sociale. Les autorités, tout en reconnaissant certains mécontentements, continuent d'attribuer les troubles à des agents extérieurs, accusant Washington de fomenter des émeutes.







