Depuis le début du XXIe siècle, l'agriculture française traverse une période tumultueuse, marquée par une chute significative des exportations et un doublement des importations alimentaires. Actuellement, la France dépend à 75 % du blé dur importé pour la fabrication de pâtes et semoules, mettant en lumière une vulnérabilité préoccupante.
Les défis ne viennent pas uniquement du marché international : le climat joue un rôle crucial, avec des événements extrêmes comme des inondations, des gelées et des sécheresses qui entravent la production. Les maladies des cultures exacerbent davantage cette situation. De plus, une part de responsabilité revient aussi aux consommateurs, plus en quête de prix bas que de qualité nutritionnelle, comme le souligne le rapport de l'Échos.
Sur le plan géopolitique, des facteurs comme les taxes imposées par la Chine sur le cognac et le retrait de l'Algérie des produits français compliquent encore la donne. La FNSEA, plutôt que de critiquer les grandes surfaces ou le lobby des pesticides, s'attaque principalement aux normes environnementales, une stratégie qui suscite des débats au sein du secteur.
Des experts, comme Philippe Chalmin, économiste et agriculteur, affirment que l'avenir de l'agriculture française passe par une réinvention majeure. Adopter des pratiques plus durables, investir dans l'innovation et revaloriser les circuits courts sont quelques-unes des voies à explorer. Les récentes initiatives, par exemple, en faveur de l’agroécologie, montrent un intérêt croissant pour des méthodes respectueuses de l'environnement, soulignant une tendance déjà observée dans d'autres pays européens.
Pour conclure, le défi est immense, mais il n'est pas insurmontable. L'agriculture française devra trouver des solutions innovantes pour répondre aux enjeux contemporains tout en préservant sa santé et celle de notre environnement.







