Les agriculteurs français, réunis sous la bannière de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, ont récemment amplifié leur mouvement de contestation contre l'accord de libre-échange avec le Mercosur. Après une nuit marquée par des tracteurs bloquant l'Assemblée nationale, ils ont temporairement levé le camp, mais la colère reste intense, notamment chez les membres de la Coordination rurale. À Toulouse, des blockhaus se sont établis, déplorant une situation insoutenable pour d'innombrables exploitants.
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a promis des initiatives sur la trésorerie agricole qui ont atténué temporairement les tensions. Mais la controverse autour de cet accord, très critiqué pour son impact sur les productions locales, persiste. Le Premier ministre, pour sa part, a annoncé une « loi d'urgence agricole » qui pourrait répondre aux revendications des agriculteurs, mais elle doit encore être soumise au vote des députés.
Le climat est particulièrement tendu alors que les députés examinent deux motions de censure émanant de LFI et du RN, s'opposant fermement à l'accord avec le Mercosur. Malgré un consensus contre cet accord dans la classe politique, ces motions devraient être rejetées, car ni le PS ni LR ne souhaitent s'y associer. Une situation complexe et incertaine, alors que le collectif agricole continue de poser un défi significatif à la majorité gouvernementale.
En parallèle, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé une augmentation de 45 % des prix d'entrée pour les touristes hors UE dans certains musées français, notamment le Louvre. Ce changement de tarification vise à financer la rénovation du patrimoine national, mais suscite de vives critiques. Les syndicats opposent une résistance en disant que cela compromet les principes d'universalité des musées français.
Dans l'actualité internationale, les tensions s'intensifient également en Iran. Sous la pression des manifestations face à la hausse des prix, Donald Trump a tenu des propos provocateurs sur une éventuelle intervention militaire, appelant le peuple iranien à revendiquer son pouvoir. L'avenir de cette crise reste incertain, alors que des appels à la répression se font chaque jour plus pressants.







