Le français, avec ses riches nuances, offre souvent la possibilité d'opter entre 'être' et 'avoir'. Ce cas particulier se manifeste avec le verbe monter, comme le démontre une récente question d'Hanna, avocate, qui s'interrogeait sur l'utilisation correcte de 'le ton a monté' versus 'le ton est monté'.
Dans les contextes où monter est associé à un complément direct, l'auxiliaire avoir s'impose. Par exemple, dans 'il a monté les escaliers' ou 'elle a monté son enfant en voiture', l'action est clairement mise en avant. En revanche, lorsque le verbe se déroule sans complément direct, comme 'ma sœur est montée', être devient la norme, surtout si le sujet est humain.
Toutefois, l'utilisation des deux auxiliaires n'est pas totalement figée. Quand on parle d'un niveau, principalement en termes abstraits, avoir est généralement préféré. Cependant, la construction avec être n'est pas proscrite, comme dans l'exemple d'Hanna. Des linguistes tels que ceux de la Banque de dépannage linguistique soulignent que l'auxiliaire être tend à représenter le résultat d'une action, tandis que avoir se concentre sur l'action elle-même.
Pour approfondir, des experts tels que le professeur de linguistique Jean-Baptiste Paul, soulignent que la flexibilité du verbe monter reflète la magie du français. Il affirme que cette dualité permet une plus grande expressivité dans la langue. Ainsi, on peut aussi dire 'le ton a monté' pour décrire une tension qui s'élève sans pour autant désigner une action concrète.
Enfin, d'autres verbes au français, comme 'divorcer' ou 'stationner', montrent cette même flexibilité d'auxiliaire, ce qui nous amène à apprécier les subtilités de notre langue. Alors, la prochaine fois que vous vous retrouverez face à un choix entre être et avoir, n'hésitez pas à réfléchir au sens que vous souhaitez donner à votre phrase.







