Dans une récente interview sur France Inter, l'ancien président de la République, François Hollande, a vivement critiqué la menace de dissolution avancée par l'exécutif, la qualifiant d'« absurde ». Cette déclaration intervient alors que des tensions politiques se font sentir avec les motions de censure proposées par le RN et LFI, qui remettent en question la gestion gouvernementale actuelle.
Hollande a insisté sur la nécessité d'utiliser le 49.3, un article de la Constitution permettant de faire voter un budget sans débat, affirmant que cette option était essentielle pour apporter la stabilité que la France recherche. « Le rôle d’un Premier ministre doit être de créer de la stabilité là où l’inquiétude prévaut », a-t-il souligné, ajoutant que les maires en préparation des élections municipales pourraient être perturbés par une dissolution. Cette option, selon lui, pourrait créer de la confusion et de l’incertitude parmi les électeurs.
Dans cette atmosphère politique tendue, le Premier ministre Sébastien Lecornu se trouve à un carrefour difficile. La menace d'une dissolution est souvent perçue comme un outil stratégique, mais elle soulève des questions quant à sa pertinence et son efficacité. Des experts en politique, comme le penseur Jean-François Copé, estiment que le gouvernement devrait plutôt rechercher des compromis, afin d'assurer un passage en douceur du budget dans le contexte actuel.
Hollande a également fait valoir que les Français ont besoin d’un cadre clair pour réinvestir et consommer, afin de sortir de la morosité économique. Avec l'arrivée imminente du budget de l'État dans l'hémicycle, il a appelé le gouvernement à agir rapidement. « Il est grand temps d’aller vers une solution pour la fin du mois », a-t-il ajouté, notamment en exploitant les voies légales que le 49.3 offre.
Enfin, bien que Hollande ait critiqué les motions de censure proposées par le RN et LFI, affirmant qu'elles étaient « inappropriées », il a insisté sur le fait que le débat autour du traité de libre-échange avec le Mercosur doit se faire au Parlement européen, comme le lui a demandé l’Assemblée nationale. Cette position souligne l'importance d'un dialogue politique constructif dans le climat actuel.







