La tension est palpable depuis le 28 décembre à Téhéran, alors que des commerçants mécontents dénonçaient la flambée des prix et la dévaluation de la monnaie. Cette contestation, initialement localized, a rapidement pris de l'ampleur, s'étendant à des villes telles que Machhad. Cette nuit, malgré un blackout Internet de plus de 60 heures, des manifestations se sont intensifiées.

Le bilan humain devient de plus en plus alarmant : selon la Human Rights Activists News Agency (HRANA), 116 personnes ont déjà perdu la vie, tandis que le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI) évoque des centaines de victimes potentielles. Des familles, désespérées, semblent identifier des proches décédés dans les morgues de Téhéran, sous le choc des répressions brutales.

Alors que le gouvernement iranien accuse les manifestants d'êtres des terroristes, le quotidien Parisien signale que cette répression pourrait marquer un tournant dans l'histoire du pays, défiant le régime instauré en 1979.

Des images de foules en colère circulent sur les réseaux sociaux, malgré l'absence d'Internet, fortement limitée par le gouvernement. “Cette censure met en péril la sécurité des Iraniens”, a déclaré l'ONG de suivi de la cybersécurité, Netblocks.

Les hôpitaux de Téhéran sont débordés, les réserves de sang s'amenuisent et les tirs ciblent de manière délibérée des manifestants, souvent dans des zones sensibles. Des témoignages font état d’une répression qui a pris des proportions alarmantes.

Le ministre de l'Intérieur, Eskandar Momeni, tente de minimiser la situation en soulignant une baisse des actes de vandalisme, tandis qu'une vague d'arrestations touche de nombreux leaders d'opinion à travers le pays.

La vie quotidienne dans la capitale est à l'arrêt. Les prix des denrées alimentaires, comme la viande, ont doublé et les écoles ferment leurs portes. De nombreux Iraniens, témoignant d’une période de désespoir, se voient contraints d’abandonner leur quotidien.

Dans un discours poignant, Reza Pahlavi, fils du dernier roi d'Iran, a appelé à la mobilisation, exhortant la population à ne pas céder à la peur : “Ne laissez pas les rues vides. Je suis avec vous dans cet appel à la liberté.”

Cette situation tragique met en lumière le désir de changement des Iraniens et la nécessité pour la communauté internationale d'agir pour sauver des vies. Les experts en droits de l'homme appellent à une vigilance accrue face à ces événements dramatiques qui pourraient, si rien n'est fait, mener à des pertes humaines massives.