Des rassemblements de protestation ont eu lieu à travers l'Iran, déclenchés par la hausse des prix et la dévaluation de la monnaie, et leur ampleur ne cesse d'augmenter. En dépit des restrictions sur Internet, des vidéos montrent de grandes foules dans des villes comme Téhéran et Machhad. Les craintes d'un massacre par les forces de l'ordre grandissent, avec des ONG reportant un bilan alarmant de victimes.
Des organisations telles qu'Human Rights Activists News Agency (HRANA) rapportent que 116 personnes, dont plusieurs membres des forces de sécurité, ont trouvé la mort depuis le début des manifestations. Toutefois, ces chiffres pourraient être sous-estimés à cause de la coupure des communications. Le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI) évoque des témoignages crédibles concernant un nombre de morts potentiellement bien supérieur.
Le ministre de l'Intérieur a tenté de minimiser la situation, affirmant que les actes de vandalisme étaient en baisse, mais cette déclaration contraste avec les témoignages sur le terrain. De nombreuses boutiques sont fermées, les écoles fonctionnent à distance sans Internet, et les hôpitaux sont débordés de blessés, car des manifestants sont délibérément ciblés.
Alors que l'absence de communication complique la circulation de l'information, le président américain a exprimé son soutien au peuple iranien, promettant une aide. Cependant, les dirigeants iraniens ont averti que toute intervention extérieure serait suivie de représailles. Cette situation délicate soulève des questions sur l'avenir du régime en place, particulièrement dans un contexte où les Frères musulmans, autrefois au cœur des protestations en Égypte, encouragent maintenant des changements similaires via des plateformes numériques.
Des experts s'interrogent sur les motivations du régime et sur sa capacité à maintenir l'ordre face à une population de plus en plus en colère. Selon des analystes, le climat actuel pourrait bien être le plus grand défi pour la République islamique depuis sa création en 1979. La communauté internationale doit agir pour éviter une nouvelle tragédie, car les hôpitaux sont à court de ressources pour faire face à l'afflux de blessés en raison des violences.







