Le secrétaire américain à la Santé, John Robert Kennedy Jr, a exprimé de vives inquiétudes concernant des poursuites judiciaires menées par l'Allemagne contre des médecins et patients, les qualifiant de « politiques motivées ». Ces accusations, qui visent des professionnels ayant délivré des exemptions au port du masque et à la vaccination, ont soulevé un tollé à Berlin, où le gouvernement a rapidement rejeté ces affirmations.
Dans une vidéo partagée sur le réseau social X, Kennedy a annoncé avoir adressé une lettre à la ministre allemande de la Santé, Nina Warken, lui demandant d'intervenir pour mettre un terme à ce qu'il perçoit comme une violation des droits fondamentaux des médecins. Selon ses dires, plus d'un millier de médecins seraient concernés par des poursuites sur la base de leur pratique médicale. « Ce n'est qu'en maintenant un climat de confiance entre le médecin et le patient que l'on peut assurer le bien-être de la société », a-t-il déclaré, reflétant une rhétorique de défiance envers les politiques sanitaires actuelles.
La ministre allemande a dans la foulée répliqué en qualifiant ces accusations de « totalement infondées ». Elle a rappelé que les poursuites judiciaires en cours se limitaient aux cas de falsification de documents, notamment pour les certificats de vaccination falsifiés, et n’avaient rien à voir avec les opinions médicales individuelles. « Les médecins opposés à la vaccination n'ont pas été sanctionnés pour leurs croyances », a-t-elle affirmé, soulignant l'importance d'une juste application des lois.
Cette escalade de tensions entre les deux nations intervient dans un climat de relations déjà tendues, amplifiées par le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, qui a affiché son soutien aux partis d'opposition en Europe, incluant l'Alternative für Deutschland (AfD), souvent perçue comme extrême-droite. De nombreux analystes politiques, comme ceux de Le Monde, soulignent que cette situation pourrait avoir des répercussions non seulement sur la politique intérieure allemande, mais aussi sur les relations transatlantiques en général.
Dans une réaction plus personnelle, l'ancien ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach, a suggéré que Kennedy devrait se concentrer sur les problèmes de santé aux États-Unis, faisant référence aux nombreux défis auxquels le système de santé américain est confronté, notamment des coûts exorbitants et une crise de dépendance qui a causé des milliers de décès.
Alors que les deux pays continuent d'évoluer dans un contexte international complexe, ces échanges semblent indiquer que le champ de bataille se trouve désormais sur la scène mondiale, où la santé publique et la politique s'entremêlent de manière inextricable.







